dreams_don__t_turn_to_dust_by_alexsky0-d3hd56c1

 

Bonjour,

 

Toujours en route sur le chemin des contes.

"La guerre des rêves

La petite fille s'était enfin endormie. C'était fou comme elle luttait contre le sommeil chaque soir se disait sa maman, un peu inquiète par le fait que son bébé continuait depuis un an de lutter dès que la nuit tombait.

Pendant ce temps, dans la chambre, la lutte s'organisait. Pélu, le nounours chuchotait aux autres jouets "Mirabelle, tu vas à l'angle droit" et le cheval se dirigea vers l'angle droit., "Sophie, tu vas à l'angle gauche avec zazou et pompon", la girafe, le petit chien et le robot filèrent à leurs postes. "Je reste au centre de la pièce, toi bille de clown derrière moi à gauche". Le clown partit comme une flèche. "Piwie, punkie et Deepy, vous allez derrière moi à droite", les trois poneys à la crinière multicolores se placèrent sagement où le nounours l'avait dit. "le reste des peluches, vous entourez Anaëlle", "Sylvaine, tu vas t'allonger près de bébé". Il y eut des mouvements furtifs et si la maman avait pu rentrer dans la chambre, elle aurait vu son bébé, entouré de ses peluches, avec sa poupée de chiffon allongée près de son oreille. "Attention, ils arrivent".

En effet, dans la pièce, au-dessus du bébé commençait à se former une sorte de brume ondulante gris foncée. Bébé s'agita dans son lit.

"Allez les jouets, chuchota l'ours, on se concentre".

Alors, de chaque jouet sortir des nuages de couleurs qui vinrent entourer la brume gris sale et une lutte silencieuse commença à se dérouler dans la chambre. Parfois des bribes de nuées sombres parvenaient près du bébé et ce dernier, en respirant l'avalait. Alors son sommeil devenait agité et bébé crispait ses petits poings. Alors Sylvaine se penchait et lui chuchotait des phrases silencieuses à son oreille et au fur et à mesure que la brume ressortait, bébé retrouvait son calme.

Ce petit manège dura jusqu'au matin. Lorsque la nuit fit place à une heure indéfinie, ni nuit, ni jour, le calme revint dans la chambre et les jouets reprirent leur place.

Lorsque maman rentra dans la chambre, bébé dormait paisiblement. Elle sourit en voyant la poupée de chiffon aux côtés de bébé. Décidément, cette poupée était vraiment son jouet préféré se dit-elle. Elle ne se doutait pas de la guerre qui se jouait chaque nuit dans la chambre.

Les peluches, quant à elles, savaient que cette guerre ne durerait pas éternellement. Un jour bébé saurait utiliser ses rêves comme les aides qu'ils sont en réalité, mais pour le moment, il n'était que sensation et vécu et il n'était pas en capacité de comprendre, tout était découverte et agression pour lui. C'est pourquoi les jouets étaient son rempart et ses gardes jusqu'à ce qu'il puisse se battre tout seul.

 

A demain

La Rêveuse