Fleurs-1

Bonjour,

Aujourd'hui est l'un de mes jours préférés. Sans doute parce que l'un des rôles que j'ai eu le plus de plaisir à endosser est celui de maman ;o)

Mais revenons en amont de mon histoire...

J'ai eu des parents aimants, qui ont su me conduire doucement (parfois, un peu plus fermement) et qui, au final, on su faire de moi l'adulte que je suis et sans doute, la mère que j'ai été.

Si mon père a été mon héros hors catégorie, mon refuge, ma citadelle jusqu'à ce que je rencontre l'amour de ma vie, ma mère a été le rocher sur lequel ce refuge et cette citadelle étaient ancrés. Je lui dédie ces magnifiques coquelicots, beauté fragile et éphèmère que l'on ne peut qu'admirer à l'orée des champs, tant sa fragilité fait qu'elle se fane dès lors qu'elle est cueillie, mais qui possède la force de la beauté éphémère, celle que l'on veut conserver dans ses souvenirs, à jamais.

Fleurs-2

Puis j'ai été mère à mon tour et j'ai pris par la main mes deux poussinettes pour les amener au début de leur vie.

En leur ouvrant grandes les portes de ce monde, j'ai compris ce que ma mère avait fait avec moi. Avoir des enfants, c'est savoir qu'un jour ces liens qui se sont tissés entre nous, si forts, si passionnels parfois, se transformeront en battements de nos coeurs à l'unisson parfois, mais ne liant plus vraiment personne. Chaque personne ayant pris son autonomie.

Je me souviens avoir compris celà lors d'un festival de jeux sur deux jours qui se déroulait sur Paris et avoir littéralement terrorisé l'une de mes filles, déjà partie de la maison à l'époque mais dînant avec nous, en rentrant, légèrement exaltée par ce que j'avais travaillé et découvert en lui assénant : "Je ne suis plus ta mère"...

Yeux écarquillès de ma fille qui s'est demandée pourquoi je la reniais tout d'un coup et se demandant si je n'allais pas quitter le foyer ;o)

Non, j'avais découvert que les rôles que nous avions joué jusqu'à son départ étaient des rôles de responsabilité et d'obéissance (relative !) respectives  ert qu'ils étaient désormais passés et forclos. Nous étions deux êtres liés par notre cheminement commun, mais indépendants.

Elle se trouvait devant ses rêves de jeunes adultes et je reprenais les rêves que j'avais laissés en devenant maman. Ce passage m'a consolidé et je suis reconnaissante à mes filles pour ce qu'elles m'ont appris. Encore aujourd'hui, elles sont mes plus belles réussites.

Je vous aime mes merveilles...

A bientôt

La rêveuse