La rêveuse de bijoux

23 février 2017

23 février : Faites des compliments

Merci

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je voudrais évoquer un sujet qui me tient à coeur : la gentillesse, la bienveillance, l'appréciation des autres et de soi.

J'ai découvert le blogg d'un dessinatrice qui évoque le sujet de "se faire des compliments, s'apprécier et se le dire" et du coup j'ai atteri sur son blog, que je voudrais vous faire partager.

Mais auparavant, je voudrais témoigner de la difficulté à faire des compliments aux gens qu'on aime. J'ai l'habitude de pratiquer un jeu "le jeu de la transformation" au cours duquel il nous est parfois demandé de faire des appréciations à un joueur du jeu. C'est une case que je redoute et pourtant je joue souvent avec des gens que je connais et que j'aime, mes soeurs par exemple. Mais dès qu'il me faut dire à mes soeurs pourquoi je les apprécie, je me trouve gauche, avec le cerveau vide et un peu nunuche... Que ce soit clair, nous ne sommes pas dans des sociétés au sein desquelles la bienveillance, l'appréciation, les compliments sont encouragés. On nous apprend la compétition, la ténacité, on nous apprend à tenir notre place, à apprendre des systèmes hiéharchiques, a respecter les supérieurs. A aucun moment, on encourage la bienveillance (il en est de même pour la correction fraternelle, mais c'est un autre sujet et j'y reviendrai certainement).

Donc, en me promenant virtuellement sur le net ce matin, j'ai découvert ceci : http://positivr.fr/art-mella-compliments/?utm_source=actus_lilo

Et du coup, en suivant les liens, je suis tombée sur le site de l'auteure : http://conscience-quantique.com/fr/, de quoi me, et vous, occuper un bout de temps.

Sa conférence TedX ici : http://conscience-quantique.com/ma-conference-tedx/

Et pour compléter ce billet, je vous mets le lien vers la vidéo évoquée dans son billet, celle de Chris Ulmer, l'enseignant qui complimente ses élèves chaque matin : http://positivr.fr/chris-ulmer-enseignant-compliment-enfants-pedagogie/

Un beau moment pour moi, et je l'espère pour vous.

A bientôt ?

La Reveuse

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20 février 2017

Morwenna de Jo Walton

Morwenna

Bonjour,

Je viens de finir un livre que j'ai beaucoup aimé : "Morwenna" de Jo Walton, romancière britannique installée au Canada. Elle est l'auteur d'autres livres que je lirais bien du coup... Notamment la trilogie du subtil changement, avec "le cercle de Farthing", "Hamlet au paradis" et "une-demi couronne". Je suis très tentée également par ses romans indépendants : 'tooth and claw" (en anglais) et "mes vrais enfants"

Pour vous résumer l'histoire, "Morwenna" est le journal d'une jeune fille qui a survécu à un terrible accident qui lui a laissé des séquelles, physiques et morales. Je ne vous dévoilerai pas lesquelles pour que vous gardiez toute le plaisir de la découverte des premières pages du roman, du cadre qui pose l'histoire.

Morwenna a un regard particulier sur le monde et un rapport plutôt sain à la magie. Le livre est à la fois léger et suscite des réflexions sur la différence, sur l'utilisation du libre-arbitre ou de la magie, sur les rapports avec la famille, l'establishment.  Des petites reflexions suggérées par des scènes en demi-teintes. Ce livre est comme un tableau que son auteure peindrait par petite touches. De près, nous ne voyons qu'une assemblage de tâches harmonieux et ce n'est qu'en nous éloignant que Morwenna nous donne d'apprendre ce qu'elle vit, ce qu'elle est, ce à quoi elle aspire. Ses regrets, ses peurs, ses espoirs.

J'ai vraiment aimé le livre et ce qui en fait, à mes yeux, un livre particulier est qu'il est émaillé de références littéraires à des oeuvres de fantastique. Je suis d'ailleurs en train d'en dresser la liste. J'en ai lu certains, d'autres sont des découvertes s'ils existent, ce que je pense.

J'aime beaucoup ces sauts de puces durant lesquels on lit un livre, qui nous amène à livre un autre livre, qui nous amène, à son tour, à en lire un autre.

Je faisais souvent cela lorsque je finissais un livre en regardant les livres édités par la même maison d'édition à la fin et en choisissant le prochain. Une belle chaîne de lecture en quelque sorte.

Un grand merci à mon amie pour m'avoir prêté ce "Morwena".

A bientôt .

Marylo

 

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29 janvier 2017

Contes à rendre : 29 janvier

jardin_fleuri

Bonjour,

 

Un des derniers contes ...

La légende du jardin où naissent les âmes

Il était une fois un jardin à la fois très loin de chacun d'entre nous et intimement lié à chaque individu.

Très peu avaient pu le visiter. Ces jardins s'étendent jusqu'à l'horizon, entourant de gigantesques bibliothèques au sein desquelles se déroulent, à l'infini, des rayonnages portant de grands volumes. Il est dit que chaque être humain a ses vies inscrites dans un de ces livres.

C'est que voyez-vous, ici bas, certains d'entre nous savent que tout le monde est une âme incarnée. Mais, qui s'est posée la question de savoir où et comment naissaient les âmes ?

Ne vous-est-il jamais arrivé de vous sentir tellement heureux, empli d'une telle plénitude que vous pourriez fermer les yeux et vous fondre dans ce bonheur, dans cet amour que vous éprouvez dans chaque fibre de votre être. En fait vous êtes réellement cet amour et vous n'êtes plus que ça. Aucune négation de vous, juste un désintérêt total pour ce que vous êtes individuellement. Vous n'êtes plus qu'une goutte d'amour fondue avec bonheur dans un océan d'amour infini. Une goutte, parmi un nombre infini de gouttes formant cet océan. Et parfois, au sein de cet océan, une goutte ressent une légère envie d'aller voir ailleurs, de connaître autre chose ; soudain, la plénitude, le bonheur ne suffisent plus à cette goutte. Elle n'est pas malheureuse, mais elle ressent l'envie de ressentir des émotions différentes.

Alors, on dit que dans la grande bibliothèque calme et éternelle, des bruits commencent à se faire entendre, comme une plume qui écrit dans un livre et dans le jardin, le jardinier plante une graine dans la terre. La graine se met à germer et au fur et à mesure que la goutte grandit, la plante grandit aussi et la plume écrit, écrit.

Les autres gouttes sont très heureuses pour la petite goutte qui va vivre son désir profond de connaître autre chose et elles l'aident en lui envoyant encore plus d'amour que d'habitude. Enfin, ce n'est pas exact, elles lui envoient de l'amour à elle tout spécialement, alors que d'habitude ces pensées d'amour se répandent partout dans l'Univers.

La petite goutte est portée par cet amour et bientôt, elle se sent très fatiguée, comme si son rêve lui prenait beaucoup d'énergie. Alors, elle s'endort ; au même moment, la plante forme une magnifique fleur et dans la bibliothèque, la plume continue de noircir les pages.

Il arrive un moment où la fleur se stabilise, corolle fermée. Et miracle, à l'intérieur est abritée la petite goutte endormie, bercée par l'amour de ses frères et soeurs et se préparant pour le grand voyage qu'elle va entreprendre.

La jardinier veille sur cette fleur, comme s'il s'agissait de la prunelle de ses yeux. C'est que, pendant qu'elle dort, la petite goutte devient une âme et ses rêves l'emmène sur les chemins qu'elle va bientôt parcourir, ivre de cette liberté de mouvement retrouvée.

Un matin d'été, toute la création retient sa respiration, la fleur va enfin s'ouvrir et la petite âme va pouvoir s'envoler...

Dès les premiers battements d'ailes de la petite âme, l'Univers clâme sa joie et toute la création chante sa joie d'accueillir cette nouvelle venue au son sein.

Et voilà comment naissent les âmes...


A bientôt ?

La Rêveuse

 

 

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27 janvier 2017

Contes à rendre : 27 janvier

meduse

Bonjour,

 

Plus qu'une poignée de jours avant la fin de ce mois du conte sur mon blog.

 

La méduse et l'étoile

 

La petite méduse était très curieuse, elle l'avait toujours été d'ailleurs.

Cette nuit-là, elle musardait au gré des courants et elle en était tellement heureuse qu'elle en brillait de joie, jetant des éclairs étincelants et colorés.

Plus haut, dans le ciel, une étoile, pas beaucoup plus grande que la méduse, s'ennuyait ferme et elle cherchait comment s'occuper. Tout d'un coup,  des éclairs scintillant plus bas, dans la mer, loin au-dessous d'elle attirèrent son regard et son attention. Du coup elle se pencha au bord du voile de la nuit pour découvrir quels étaient ces éclairs si beaux. Mais, elle n'arrivait pas à voir la source de ces belles lumières.

L'étoile, se penchait, puis se penchait encore... Elle devinait une forme gracieuse qui se mouvait au gré des courants. Elle eut soudain très envie d'aller voir de plus près et se penchant, une nouvelle fois ... elle glissa loin de la nuit et tomba, plouf, dans l'eau.

La méduse vit, très étonnée, une fusée foncer vers elle et la dépasser, se dirigeant vers le fond de la mer. Elle suivit très rapidement la flèche de lumière et la rejoignit alors que l'étoile se posait sur le sol, à côté des coraux.

Elle se précipita très inquiète, l'inconnue étant agitée de tremblements. En se rapprochant, la méduse réalisa que les tremblements de l'étoile étaient dus au rire qui l'agitait sans pouvoir s'arrêter. Elle avait trouvé sa descente très amusante. Par contre, elle savait qu'elle avait peu de chances de remonter dans le ciel avec ses amies les étoiles dans le beau ciel d'été.

Soudain, elle vit les éclairs s'approcher et elle était fascinée par la beauté de ce qu'elle voyait. La méduse la rejoignit et lui proposa de lui faire découvrir son royaume, l'étoile en brilla de joie et voilà nos deux nouvelles amies parties toutes les deux jouant à celle qui brillerait le plus. L'étoile ne pensait plus du tout à remonter et la méduse était très heureuse d'avoir trouver une amie.

On m'a chuchoté que c'était depuis ce jour que les étoiles de mer sont apparues dans les océans et mers de la terre.

 

A bientôt ?

La Rêveuse

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25 janvier 2017

Contes à rendre : 25 janvier

eucalyptus arc-en-ciel

 

Bonjour,

 

25ème conte. Plus que 5 avant la fin de ce premier mois de l'année.

Vous vous souvenez de cette petite fille qui aimait les arc-en-ciel ? Eh bien, à l'autre bout du monde, il y avait un petit garçon qui avait la même passion. Il vivait dans un pays où se trouvaient des arbres magnifiques : les eucalyptus arc-en-ciel et ces abres avaient des écorces magnifiquement décorées. Ils pouvaient avoir une dizaine de nuances différentes sur le même arbre et le petit gardçon s'était pris de passion pour ces beaux arbres et leurs arc-en-ciel.

Il devint donc styliste, peintre, décorateur et il commença à parcourir le monde et à peindre ici et là des façades d'immeubles, des bâtiments, des devantures de magasins.


Et que croyez-vous qu'il arriva ? Dans ce monde, les semblables s'attirent et se rencontrent inévitablement, tels deux aimants appelés l'un vers l'autre.

Il eut vent de cette jeune femme passionnée d'arc-en-ciel et décida de la rencontrer. Ils se rencontrèrent, parlèrent d'arc-en-ciel, décidèrent d'aller voyager ensemble pour découvrir les beautés de cette planète colorée.

Eh puis, il eurent une fille : violette, puis une deuxième : clémentine. A l'heure où je vous parle, ils son en Inde pour participer au Holly festival, cet événement où les gens se lancent et lancent en l'air toutes les couleurs sous forme de poudres. Ils envisagent d'avoir un troisième enfant et réfléchissent pour savoir quelle couleur de l'arc-en-ciel cet enfant portera :o))))

 

A demain

La Rêveuse

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24 janvier 2017

Contes à rendre : 24 janvier

arc en ciel

 

24ème étape sur le chemin des contes...

 

Le bonbon acidulé

Il était une fois une petite fille qui aimait passionnément les arc-en-ciels. Du coup, elle guettait la pluie et le soleil chaque jour. Elle essayait de reproduire les arcs-en-ciel de toutes les manières possibles et imaginables.

Elle coloriait des arcs en ciel, elle faisait des bulles de savon qui, dans le soleil, s'envolaient irisées... Quand elle s'habillait, elle essayait d'avoir toutes les couleurs de l'arc en ciel sur elle.


Elle finit par en faire son métier. Elle devint patissière-confiseur et tous les jours, elle inventa des douceurs arc-en-ciel. Le nom de sa boutique ? "sous le signe de l'arc-en-ciel".

Elle était réputée pour ses créations et pour sa façon de s'habiller, très colorée. Mais ce qui la rendit célèbre était ses bonbons acidulés arc en ciel. L'enrobage était fait de toutes les couleurs de l'arc en ciel et au fur et à mesure qu'on mangeait le bonbon, chaque couleur apparaissait l'une après l'autre : du rouge au violet, en passant par l'orange, le jaune, le vert, le bleu et l'indigo.

C'est ainsi que dans une ville spéciale, toutes les personnes qui sortaient d'une boutique avec un immense arc-en-ciel comme enseigne, souriaient béatement en levant la tête et en guettant les arcs-en-ciel...

 

A bientôt

La Rêveuse

 

 

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23 janvier 2017

Contes à rendre : 23 janvier

 

Poisson_rouge

Bonjour

 

23ème conte aujourd'hui.

 

Simon et le poisson rouge

 

Il était une fois un petit garçon très timide et renfermé. Ses parents ne savaient pas comment l'ouvrir au monde et surtout l'aider à se faire des amis. Il restait, solitaire pour aller à l'école et solitaire pour en revenir. A l'école, tout ne se passait pas bien pour lui non plus.

Un jour, ses grands-parents eurent l'idée de lui offrir un poisson rouge dans un bocal tout rond. Quand ils lui offrirent le poisson rouge, ils lui dirent qu'il pouvait tout dire à son poisson rouge, parce que ce dernier était muet et qu'il garderait bien tous ses secrets.

L'enfant mit le poisson rouge dans sa chambre. Un soir, que sa mère passait près de la chambre de Simon, elle entendit que ce dernier parlait dans sa chambre. Elle entrouvit la porte discrètement et vit son petit garçon qui parlait au poisson rouge

"tu sais Arthur, je me ferai bien des copains, mais je ne veux pas parler parce que j'ai un cheveu sur la langue et que tout le monde va se moquer de moi. Alors, je préfère encore rester tout seul. Mais du coup, non seulement je n'ai pas d'ami, mais tout le monde m'embête. Tu es plus heureux que moi à être tranquille dans ton bocal, sans personne, à tourner tranquillement". Le poisson s'arrêtait de temps en temps et fixait l'enfant, comme s'il comprenait ce que ce dernier lui disait.

"Peut-être" reprit l'enfant, une fois que le poisson eut recommencé à tourner dans son bocal "Peut-être est-ce que je devrais faire comme toi et courir autour du pâté de maison, jusqu'à ce que je soir tellement fatiqué que je m'endormirais..."

Cela donna une idée à sa mère. Elle vit avec le papa d'Arthur qui, le samedi suivant, proposa à son fils d'aller courir autour du stade. L'enfant accepta et week-end après week-end, le papa et Arthur partirent courir ensemble. Rapidement, Arthur se développe et prit de l'assurance. Comme le papa l'emmenait courir au moment où l'entraînement de foot avait lieu, l'entraîneur alla voir Arthur et lui demande s'il ne voulait pas intégrer l'équipe. Il l'avait vu courir, savait qu'il avait de l'entraînement, de la rigueur et avait envie de l'avoir dans son équipe. Après avoir hésité, Arthur rejoignit l'équipe. De fil en aiguille, il devint ami avec ses camarades de jeux, dont certains allaient à l'école avec lui et tout rentra dans l'ordre pour Arthur. Plus de solitude et avec le temps, son cheveu sur la langue s'évanouit.

Grâce à un petit poisson rouge et à l'amour d'une maman, d'un papa et de ses grands-parents, Arthur était venu à bout de son problème. Et le poisson rouge ? Les parents d'Arthur lui cachèrent la mort du premier poisson rouge en le remplaçant. Ce ne fût que quand il fût grand qu'Arthur dit à ses parents qu'il savait parfaitement ce qu'ils faisaient dès que l'un de ses poissons mourraient, mais qu'il ne voulait pas gâcher leur plaisir et qu'il avait aimé tous ses poissons rouges. Après tout, il leur devait d'être devenu un enfant comme les autres...

 

A demain

La Rêveuse

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22 janvier 2017

Contes à rendre 21 et 22 janvier

 

Bonjour,

 

Week-end surchargé pour la Rêveuse, du coup les contes attendront lundi pour revenir se nicher au creux de vos rêves les z'amis....

 

A bientôt

La Rêveuse

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20 janvier 2017

Contes à rendre : 20 janvier

1311716-Violoniste

Bonjour,

 

20ème conte, cette année sera sous le signe des histoires partagées !

 

Le violon

 

Un luthier apprit un jour qu'il était atteint d'une terrible maladie qui l'empêcherait de se consacrer à son art, et sa passion, les violons. Il décida donc de faire un dernier violon et il y consacra ses jours et ses nuits, ne mangeant que le nécessaire pour continuer et dormant juste quelques heures par nuit pour que ses mains ne tremblent pas. Il y mit ses joies, ses peines, ses attentes déçues, les belles rencontres qu'il avait faites, l'amour de sa vie, partie trop jeune, les enfants qu'ils n'avaient pas eu. Ce violon fût à la fois son chef d'oeuvre, la conclusion d'une vie réussie et son testament. Il le finit et se demanda ce qu'il pourrait en faire, ce violon étant un objet unique, il ne pouvait se résoudre à le vendre et il savait qu'il avait transmis tout son savoir, son amour dans le violon. Il alla voir son meilleur ami qui était chef d'orchestre. Le luthier joua devant son ami et ce dernier eut les larmes qui coulèrent. le violon semblait tirer sa musique directement de son âme et de son coeur. Lorsque le luthier s'arrêta, le chef d'orchestre était encore sous le choc. Il demanda au luthier si ce dernier accepterait de jouer devant plusieurs personnes que son ami amènerait. Le luthier accepta en pressant son ami car ses mains commençaient déjà à lui jouer des tours et à ne plus bien répondre. L'ami amena successivement des enfants, des personnes âgées, des jeunes filles pétillantes, des amis dépressifs. A chaque fois, il semblait que le violon avait la capacité de "sentir" l'humeur de la personne et de jouer ce qui lui correspondait. Tous étaient touchés en plein coeur, les enfants éclataient de rire, tapaient dans leur main alors que le violon lançait des notes joyeuses? Les gens tristes pleuraient beaucoup puisque le violon mêlait ses sanglots aux leurs. Mais ils se sentaient apaisés après que le luthier ait joué.

Un matin, le luthier sût qu'il ne pourrait plus jouer du violon, ni travailler sur cet instrument qu'il aimait tant. Il fit venir son ami pour un dîner somptueux, puis à la fin du dîner, lui fit cadeau du violon. Le chef d'orchestre fût submergé par le chagrin, car il savait que ce violon était le testament de son ami.

En effet, celui-ci mourût dans la nuit, sa tâche en ce bas monde était accomplie et il n'avait plus de raison de s'y attarder. Il alla rejoindre les anges pour jouer avec eux des airs célestes...

Le chef d'orchestre se fit qu'il allait confier le violon au premier violon de son orchestre. Lorsque ce dernier le prit en main, il en sortir des notes magnifiques devant le chef d'orchestre qui pensait à son ami avec tout l'amour dont il était capable.

Le violoniste avait un concert avec quelques amis. Il décida d'emprunter le violon, le chef d'orchestre accepta à condition de porter le violon lui-même, d'assister au concert et de reprendre le violon après. Le concert fût une catastrophe, le violon jouait faux, déraillait. Le violoniste dût s'excuser auprès du public et reprendre son violon, qu'il avait amené avec lui.

Le chef d'orchestre repartir soucieux. Il réfléchit toute la nuit à ce qui s'était passé. Au petit matin, c'est comme si son ami lui chuchotait à l'oreille.

"Ce violon, j'y ait mis mon âme, mon coeur, ce qui me restait de vie à vivre. Il ne peut jouer que devant une personne, ce n'est que là qu'il peut résonner et mettre la personne au diapason de sa vie".

Le chef d'orchestre comprit que ce violon ne pouvait pas être utilisé comme un violon normal. Il appris à en jouer, et s'en servi pour soigner les gens, pour les aider à vivre pour certains. A chaque fois qu'il prenait son violon et en jouait, il lui semblait entendre au loin, son ami jouer avec lui.

Ainsi s'écoula sa vie entre les concerts, de plus en plus rares et les rencontres avec les gens qu'il aidait. Lorsque son temps fût venu. Son violon alla à sa fille qui l'avait accompagné et avait pris en main le violon, ou plutôt, le violon l'avait prise en main lorsqu'elle avait une dizaine d'années.

Alors que le chef d'orchestre revenait d'un concert épuisant. Il entendit son cher violon jouer. Or, personne n'avait le droit d'utiliser l'instrument. Lorsqu'il entra dans la pièce où dormait le violon, sa fillette jouait les yeux fermés et la musique qui sortait du violon était si belle, que le chef d'orchestre en tomba à genoux en pleurant. Il sût que son ami avait choisi la personne qui lui succèderait avec ce bel instrument.

Ainsi, quelque part dans le monde, il y a des instruments, des personnes, disséminés un peu partout sur cette planète qui ont le don d'être relié au ciel et de guérir les autres, parfois même ils donnent leur vie pour que leur oeuvre aident ce monde après leur disparition. Voici où réside la magie de ce monde, même si beaucoup l'oublie, elle agit, bienveillante et toujours présente.

A demain

La Rêveuse

 

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19 janvier 2017

Contes à rendre : 19 janvier

photophobie

Bonjour,

 

19ème conte en ce début d'année.

 

Il était une fois un pays tout gris, tout triste. Sa reine avait eu un petit garçon, mais ce dernier était fragile et devait garder la chambre. Il était atteint d'une maladie rare : la photophobie. Il ne supportait pas la lumière du jour et même la lumière de la lune lui était pénible. Mais, il se forçait et sortait la nuit, équipé de lunettes noires.

Sa mère avait décrété que puisque son fils ne pouvait voir la lumière, toutes les maisons devraient fermer leurs volets dans la journée et les habitants devraient chuchoter et ne pas faire de bruit dans la journée. Par contre, son fils se levant la nuit, les rues devaient être animées comme en plein jour afin que l'enfant ne vive pas coupé du monde.

Vous imaginez bien que ce monde à l'envers ne faisait le bonheur de personne...

Dans le royaume d'à côté, par contre, était née une petite fille qui elle ne vivait que par la lumière, les couleurs de ce monde. Cette enfant était un véritable arc-en-ciel et détestait l'obscurité, la lumière, l'ombre. Elle voulait toujours plus de lumière et de couleurs dans sa vie.

Deux enfants à quelques kilomètres l'un de l'autre. Tout les séparait. Héloïse n'avait que son papa, sa mère était morte en la mettant au monde et c'était une enfant de la lumière. Ilan était un enfant de l'ombre et il n'avait que sa maman, son papa étant parti pour uen contrée lointaine et jamais revenu.

Chaque parent se consacrait corps et âme à son enfant, mais parfois, il arrive que le destin ou plutôt quelques esprits mutins passant pas là décident de donner un coup de pouce au destin.

Les deux royaumes avaient des terres en commun qui avaient été délaissés car appartenant à l'un et à l'autre, donc n'appartenant réellement à aucun royaume. Héloïse allait souvent se promener dans ces terres désolées et abandonnées de tous. A l'insu des uns et des autres, elle en avait fait son jardin et, jour après jour, plantait des graines, des arbustes. Bref, elle en faisait son jardin à elle. Et, petit à petit, le jardin et la fillette grandissait. Bientôt, elleput se promener dans un jardin splendide, avec des fleus multicolores, des arbustes fruités de toutes les couleurs. Une nuit, elle eut envie d'aller voir ce que donnait son jardin sous la lune.

Qu'elle ne fût pas sa surprise, lorsqu'elle vit un garçon se promener dans le jardin également, une très belle dame assise non loin de là. Les deux enfants entamèrent la discussion et Ilan expliqua à Héloïse le mal dont il souffrait. Héloïse réfléchit un peu et lui dit que s'il supportait la lumière de la lune avec ses lunettes, il y avait certainement un moyen de lui en confectionner pour le jour aussi. Mais Ilan lui répondit que voir le monde en noir lui était insupportable dans la journée et qu'il avait l'impression d'être enfermé dans le noir depuis toujours. Héloïse lui dit qu'elle allait réfléchir à la question et lui donna rendez-vous le lendemain soir. Comme c'était une petite fille très bien élevée, elle alla saluer la maman d'Ilan et se présenter. Elle lui dit qui elle était et qui était son père. La maman d'Ilan la félicita pour ce beau jardin et lui promit de ne pas y toucher, surtout qu'Ilan le trouvait très beau et voulait continuer de s'y promener, voire même y planter ses arbres.

Héloïse et Ilan s'embrassèrent, puis ils rentrèrent chez eux, chacun de leur côté.


Le lendemain soir, Héloïse arriva un peu plus tôt que d'habitud et disposa sur le sol des boîtes. Lorsqu'Ilan arriva, elle l'accueillit en tapant dans ses mains, très exitée.

"J'ai réfléchi à ton problème Ilan et j'ai fait faire des lunettes de couleurs, elle te protègeront de la lumière, mais te permettront de voir le monde en couleurs."

Ilan essaya les lunettes et tout d'un coup, sous la lune, le jardin devint rose, puis bleu, puis vert, puis orange. Le petit garçon était ravi. La maman d'Ilan en avait les larmes aux yeux.

Les enfants se séparèrent en se promettant de revenir le lendemain soir. Entretemps, la mère d'Ilan avait demandé aux savants du royaume de concevoir des lunettes qui permettrait à son fils de sortir dans la journée et surtout de voir le monde en couleurs grâce à des verres qui changeraient de couleurs selon ce que l'enfant regardait.

 Cela prit un peu de temps, mais les savants réussirent et Ilan put enfin vivre normalement. Tout le pays se remit à vivre le jour et dormir la nuit. Le royaume n'était plus gris du tout.

La mère d'Ilan invita le père d'Héloïse et cette dernière afin de le rencontrer et de lui vanter les mérites de sa fille. Le père d'Héloïse invita la mère d'Ilan et ce dernier pour visiter son royaume... Et de fil en aiguille, que croyez-vous qu'il arriva ? Les deux monarques se virent de plus en plus et ils finirent par se marier. De leur union naquit deux jumeaux, une fille et un garçon. Et toute cette jolie famille vécut tranquillement avec un magnifique jardin qui liait les deux royaumes désormais unis.

Quant à Ilan et Héloïse ? Ils continuèrent à vivre leur vie proche l'un de l'autre, en plantant des fleurs, des arbustes et des couleurs dans tout le royaume...

 

A demain

La Rêveuse

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18 janvier 2017

Contes à rendre : 18 janvier

haneyohp

Bonjour,

 

Il était une fois une Rêveuse qui n'allait pas très très bien et qui s'en est allée pendant une soirée dans les bras de Morphée.

Elle n'avait plus de contes dans son balai et elle restait alitée.

Mais ne vous inquiétez pas, bientôt vous la retrouverez et les mots comme d'habitude vous entendrez.

 

A demain

La Rêveuse

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Contes à rendre : 17 janvier

boutons

Bonjour,

 

17ème conte...

 

La petite fille était renfermée et ne communiquait avec personne. Sa seule passion était les boutons, qu'elle avait commencé avec une très belle boîte d'où elle sortait, rentrait, sortait les boutons à longueur de journée. Elle est classait par taille, par couleur, par matière. Avec le temps, elle avait rempli plusieurs boîtes aussi belles les unes que les autres.

Un jour, alors qu'elle jouait dans le jardin avec ses boutons, dont certains resplendissaient au soleil, une dame arriva près d'elle. Elle s'assit doucement à côté de l'enfant.

"Bonjour mon enfant, j'ai un problème, il me manque un bouton sur ma robe". Et elle montra la robe à l'enfant. Il s'agissait d'une magnifique robe couleur de ciel et elle était constellée de boutons. L'enfant écarquilla les yeux en regardant les boutons sur la robe. Puis, elle regarda la dame et ouvrit une boîte. La dame lui sourit

"On va chercher ensemble, si tu veux bien. Tu m'as l'air de t'y connaître en boutons. C'est que, vois-tu, je sais qu'il en manque un, mais je ne sais pas lequel et où"

L'enfant se pencha dans sa première boîte et commença a aligner des boutons sur l'herbe. La femme les prenait en les commentant "oh, celui-ci ressemble à un bouton de rose, qu'il est délicat. mais ce n'est pas la bonne couleur". "Avec celui-ci, on dirait un petit flocon de neige qui tombe, mais ma robe est déjà blanche" et petit à petit une sorte de dialogue s'établit entre la femme qui parlait et l'enfant qui la regardait, semblant lui répondre intérieurement.

Elles passèrent l'après-midi à détailler des boutons et au final, alors que le soleil descendait sur la ligne d'horizon, embrasant tout alentour, la femme trouva enfin son bonheur, un petit bouton couleur corail en forme de coeur.

"Oh, celui-ci est parfait, petit, délicat, et je le mettrai ici". La femme frappa dans ses mains comme une petite fille excitée et cela fit sourire la petite fille qui la regardait.

"Pour te remercier, je vais te donner un autre bouton pour ta collection."

Et la femme donna à l'enfant un bouton qui semblait fait d'une partie d'arc-en-ciel. Apparemment en nacre, il resplendissait de toutes les couleurs d'un arc-en ciel lorsque l'enfant le faisait tourner entre ses doigts. "Il est beau n'est-ce pas ?" "Beau" répéta l'enfant qui prononçait ici son premier mot.

Le lendemain, alors que l'enfant jouait avec le bouton arc-en-ciel en le faisant scintiller au soleil, la femme revint avec une robe différente et le manège se répéta. Jour après jour, les boutons changèrent de mains et l'enfant s'apprivoisa, commença à parler, à échanger avec la femme. Elle commença même à coudre avec la femme qui à chaque bouton donné, offrait un bouton extraordinaire en échange. Chaque bouton donné renfermait comme un trésor et aidait la petite fille à avancer un peu plus avant dans la maîtrise de son handicap et l'ouvrait encore plus au monde.

Un jour la femme vint voir l'enfant avec une petite robe vierge de tout bouton.

"Mon enfant, tu m'as aidée toutes ces journées à trouver les boutons qu'il fallait sur mes robes, pour te remercier, je t'ai confectionné une robe à ta taille, à toi de trouver les boutons qui l'orneront. C'est la dernière fois que nous nous voyons. Je t'ai donc amené un bouton très particulier : il s'agit d'un bouton camée et tu peux me voir dedans. Si tu en as besoin, tu pourras le prendre dans ta main et je t'enverrai de l'amour, ce bouton t'apaisera lorsque tu te sentiras mal mon enfant. Je te remercie pour tous ces beaux moments passés ensemble. Je t'offre la grâce d'une vie comblée."

Et la fée, puisque c'en était une, vous vous en êtes bien doutés ! La fée embrassa l'enfant sur le front puis partit tranquillement comme elle s'en était venue, sa robe scintillant au soleil.

L'enfant la regarda partir, puis regarda ses boîtes et commença à choisir des boutons pour sa robe. Losque sa mère vint la chercher le soir, la petite avait déjà cousu quelques boutons sur sa robe. Elle sourit à sa mère, pris la robe, les boutons, l'aiguille et le fil et montra à sa mère

"Regarde maman, j'ai commencé à coudre les boutons sur la belle robe".

A compter de ce jour, la petite s'ouvrit de plus en plus au monde, elle devint une couturière réputée et vécut une vie heureuse.

 

A demain

La Rêveuse

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16 janvier 2017

Contes à rendre : 16 janvier

Bulles

Bonjour,

16ème conte de l'année

 

La petite fille et l'araignée

 

Les araignées ont toujours fait peur aux filles. Mais cette petite fille-ci, Louise, n'avait pas peur d'elles, depuis qu'elle était petite, elle avait été familiarisée par sa grand-mère avec l'idée que les araignées étaient des fées qu'un mauvais sort avait transformé en bêtes repoussantes à cause d'une magicienne puissante jalouse de leur beauté. La petite fille les considéraient donc pour ce qu'elles étaient, des fées en disgrâce. Elle avait même réussi à obtenir de sa mère, bien que cette dernière devienne presque hystérique à la vue de ces bestioles, qu'on ne tue plus les araignées qui étaient dans la maison, mais qu'elle puisse les sortie et les emmener loin de la maison.

Un jour, alors qu'elle se promenait dans les champs, elle vit une araignée qui ne bougeait plus dans sa toile, elle s'approcha et vit que l'araignée s'était emberlificotée dans son fil, Dieu sait comment. Louise parla d'abord doucement à l'arachnide pour que cette dernière ne prenne pas peur. Puis, patiemment, elle défit les liens qui attachait l'araignée. Une fois cette dernière libérée, elle se remit en activité immédiatement, pour réparer sa toile. Louise la regarda faire un moment, elle avait toujours été fascinée par ces magnifiques toiles, surtout juste après la rosée, quand elles scintillaient de toutes les gouttes déposées dessus.

Puis, elle vit qu'il était temps de rentrer, sinon maman s'inquièterait. Elle rebroussa donc chemin. Alors que la petite fille repartait, l'araignée s'immobilisa dans sa toile et fixa l'enfant qui s'éloignait. C'était comme si elle parlait pour elle-même.

Louise rentra chez elle et oublia l'araignée. Le lendemain était un dimanche et il faisait un soleil radieux. Louise alla au marché avec ses parents et comme c'était la tradition, elle eut droit à sa gaufre au sucre et à choisir un petit objet au bazar. Elle choisit de quoi faire des bulles. Elle adorait ces bulles qui montaient dans le ciel, iridescentes et qui rejoignaient le soleil. Il lui semblait que chacune d'elle emportait un petit bout de ses rêves vers une autre personne qui les asborbait dès lors que la bulle éclatait près d'elle.

Elle fit donc des bulles pendant pas mal de temps, les regardant emporter ses bouts de rêves. Ce qu'elle ne savait pas c'est que l'araignée qu'elle avait sauvé était réellement une fée et qu'en remerciement du geste de Louise, elle lui avait accordé la grâce d'une vie douce durant laquelle elle saurait toujours rêver et où certains de ses rêves se réaliseraient.

Et Louise ne fit jamais le lien entre ce sauvetage de l'arachnide et le fait que, périodiquement, même lorsqu'elle fût adulte, lorsqu'un projet lui tenait particulièrement à coeur, elle ressentait le besoin de lancer des bulles vers le soleil en enfermant ses rêves dans les bulles afin qu'elles aillent haut dans le ciel pour que ses rêves s'envolent vers le soleil et qu'ils se réalisent, ce qui, de façon extraordinaire et magique, était le cas, bien souvent.

 

A demain

La Rêveuse

 

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15 janvier 2017

Contes à rendre : 15 janvier

saule

 Bonjour,

 

15 ème conte...

 

Le saule étendait ses branches doucement dans le vent. C'était comme s'il dansait au son d'une musique qu'il était le seul à entendre. Parfois, il restait immobile, comme endormi.

C'était un arbre extraordinaire, qui devenait de plus en plus beau d'année en année. Mais ce n'était pas ça qui était le plus extraordinaire.

Le plus extraordinaire était le rouge-gorge qui venait chaque soir se poser sur l'une des branches du saule pour lui chanter ses plus beaux airs et l'arbre semblait aimer ces chants. Si on avait pu donner une expression à l'arbre, on aurait pu voir qu'il souriait.

En fait, cet arbre et cet oiseau avaient une histoire commune. Il y a longtemps, l'arbre était un prince et l'oiseau une paysanne. Ils s'étaient rencontrés sur le marché, le prince allant au-devant de son peuple et la paysanne vendant ses légumes. Ils tombèrent amoureux dès le premier regard.

Mais, le prince avait une belle-mère qui était également une adepte de la magie noire et cette dernière ne voulait pas que le prince et la paysanne se marient. Elle mit tout en oeuvre pour les séparer, mais rien n'y fit.

Elle finit pas convoquer des forces qu'elle ne pouvait pas maîtriser et en invoquant le sort qui les sépareraient à jamais, elle se consuma avec les forces qu'elle avait invoquées.

Cependant, son sort fonctionna en partie et le prince fut changé en saule. La paysanne était inconsolable. Elle alla voir un vieillard qui était réputé pour sa sagesse. Il lui expliqua qu'il ne pouvait rien faire contre le sort du prince, mais qu'il pouvait la changer en oiseau, ainsi ils pourrraient être ensemble jusqu'à la fin des temps. La Paysanne accepta avec reconnaissance.

C'est pour cela, qu'au milieu d'une belle pelouse, vous pouvez voir un saule qui vit le bonheur simple d'être amoureux d'un rouge-gorge qui vient lui chanter la sérénade tous les soirs et qui dort au creux de ses branches toutes les nuits.

A demain

La Rêveuse

 ElleEnregistrer

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14 janvier 2017

Contes à rendre : 14 janvier

etoile-filante

 

Bonjour,

14 ème conte...

 

La maison était isolée dans les bois. Le grand-père, le père et l'enfant vivaient là avec la mère de l'enfant. Jamais, ils n'avaient été ailleurs et ils savaient que jamais ils n'iraient ailleurs.

Voyez-vous, ce n'est pas qu'ils le voulaient d'ailleurs. Toute leur vie, ils avaient été à cet endroit et ils savaient qu'ils n'avaient aucune raison d'être autre part. 

Toute la journée, ils allaient ramasser du bois, cueillir des baies, des fruits, des légumes. Ils allaient voir si des animaux avaient besoin d'aide, planter des arbres, soigner les plantes.

Mais c'est véritablement le soir que leur véritable tâche commençait. Dès que la nuit tombait, le grand-père, le père et l'enfant faisaient un feu dans la cour, s'asseyait autour et fermait les yeux. Et alors que les étoiles s'allumaient les unes après les autres, leurs corps avaient comme un frémissement.

Si vous aviez pu voir leurs corps de lumière, vous auriez pu les voir s'envoler vers le ciel étoilé. Toute la nuit, les trois hommes parcouraient le ciel pour rallumer les étoiles éteintes ou moribondes.

C'était leur rôle depuis la nuit des temps, ils étaient les gardiens des étoiles. Sans eux, les étoiles se seraient éteintes depuis longtemps.


C'est pourquoi ils vivaient au milieu des bois, loin de toute civilisation et il en serait ainsi jusqu'à la fin des temps.

 

A demain

La Rêveuse

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13 janvier 2017

Contes à rendre : 13 janvier

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Bonjour,

 

Toujours en route sur le chemin des contes.

"La guerre des rêves

La petite fille s'était enfin endormie. C'était fou comme elle luttait contre le sommeil chaque soir se disait sa maman, un peu inquiète par le fait que son bébé continuait depuis un an de lutter dès que la nuit tombait.

Pendant ce temps, dans la chambre, la lutte s'organisait. Pélu, le nounours chuchotait aux autres jouets "Mirabelle, tu vas à l'angle droit" et le cheval se dirigea vers l'angle droit., "Sophie, tu vas à l'angle gauche avec zazou et pompon", la girafe, le petit chien et le robot filèrent à leurs postes. "Je reste au centre de la pièce, toi bille de clown derrière moi à gauche". Le clown partit comme une flèche. "Piwie, punkie et Deepy, vous allez derrière moi à droite", les trois poneys à la crinière multicolores se placèrent sagement où le nounours l'avait dit. "le reste des peluches, vous entourez Anaëlle", "Sylvaine, tu vas t'allonger près de bébé". Il y eut des mouvements furtifs et si la maman avait pu rentrer dans la chambre, elle aurait vu son bébé, entouré de ses peluches, avec sa poupée de chiffon allongée près de son oreille. "Attention, ils arrivent".

En effet, dans la pièce, au-dessus du bébé commençait à se former une sorte de brume ondulante gris foncée. Bébé s'agita dans son lit.

"Allez les jouets, chuchota l'ours, on se concentre".

Alors, de chaque jouet sortir des nuages de couleurs qui vinrent entourer la brume gris sale et une lutte silencieuse commença à se dérouler dans la chambre. Parfois des bribes de nuées sombres parvenaient près du bébé et ce dernier, en respirant l'avalait. Alors son sommeil devenait agité et bébé crispait ses petits poings. Alors Sylvaine se penchait et lui chuchotait des phrases silencieuses à son oreille et au fur et à mesure que la brume ressortait, bébé retrouvait son calme.

Ce petit manège dura jusqu'au matin. Lorsque la nuit fit place à une heure indéfinie, ni nuit, ni jour, le calme revint dans la chambre et les jouets reprirent leur place.

Lorsque maman rentra dans la chambre, bébé dormait paisiblement. Elle sourit en voyant la poupée de chiffon aux côtés de bébé. Décidément, cette poupée était vraiment son jouet préféré se dit-elle. Elle ne se doutait pas de la guerre qui se jouait chaque nuit dans la chambre.

Les peluches, quant à elles, savaient que cette guerre ne durerait pas éternellement. Un jour bébé saurait utiliser ses rêves comme les aides qu'ils sont en réalité, mais pour le moment, il n'était que sensation et vécu et il n'était pas en capacité de comprendre, tout était découverte et agression pour lui. C'est pourquoi les jouets étaient son rempart et ses gardes jusqu'à ce qu'il puisse se battre tout seul.

 

A demain

La Rêveuse

 

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12 janvier 2017

Contes à rendre : 12 janvier

Sad-Child

Bonjour,

 

12ème conte...

 

La petite fille portait le lourd plateau avec la tasse, le pain, le beurre et les confitures. Elle ne voyait pas bien où elle marchait et avançait lentement.

"Maman, voici ton petit déjeuner"

"hummmmm", un borborygme sortit des couvertures.

"Je le mets sur la table à côté de ton lit"

La petite fille posa le plateau, puis sortit de la chambre. Quelques minutes après, alors qu'elle venait de finir d'installer son petit déjeuner, une voix retentit de la chambre

"Mélodie, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas la confiture d'oranges amères ?"

"Je te l'apporte maman"

Mélodie, alla chercher le pot de confiture et une cuillère et l'amena dans la chambre. Assise dans le lit, sa mère, hirsute avait le visage des mauvais jours. Des bouteilles d'alcool vides gisaient autour d'elle sur son lit et par terre.

"Tu es mauvaise Mélodie, tu ne m'apportes jamais ce que j'aime. Moi qui t'ai porté si longtemps dans mon ventre et qui t'ai élevée à la sueur de mon front"

Mélodie soupira. Sa mère lui disait la même chose tous les jours. Mais ce que l'enfant ne savait pas est que ces paroles faisaient leur chemin petit à petit dans sa tête et dans sa vie et elle en était venue à être d'accord avec sa mère sur le fait qu'elle était mauvaise. Elle essayait bien de faire son maximum, mais elle n'arrivait pas à rendre sa mère heureuse, malgré toutes les intentions qu'elle avait. Elle ne prit même pas la peine de répondre à sa mère.

Elle sortit, avala son petit déjeuner à toute vitesse, enfila son manteau, prit son cartable et partit pour l'école.  En chemin, elle vit une petite fille qu'elle ne connaissait pas, mais qui semblait l'attendre.

"Bonjour, je te vois passer tous les matins et aujourd'hui j'ai décidé de t'attendre"

"Bonjour" répondit Mélodie.

La fillette emboîta le pas à Mélodie et elle parlèrent de tout, des oiseaux qui passaient chaque matin au-dessus des deux fillettes semblant aller à l'école aussi. Aux levers de soleil somptueux et aux couleurs que des anges devaient peindre chaque matin pour rendre ces levers de soleil plus beaux les uns que les autres. Aux araignées qui, patiemment, tissaient leurs toiles sur lesquelles les gouttes de rosées faisaient comme un collier scintillant.

Ces rencontres étaient devenues tellement importantes pour Mélodie, qu'elle s'occupait toujours de sa mère, mais que ce que cette dernière pouvait dire ou faire n'avait plus autant d'importance pour Mélodie, car elle avait hâte d'aller voir sa nouvelle amie.

Un jour, cette amie lui dit :

 "Mélodie, ce que je vais te dire va te sembler étrange. Je suis l'âme de ta mère enfant et je suis venue à toi pour que tu vois comment ta mère était enfant. Quelqu'un comme toi, avec ses rêves, ses rires, ses espoirs. Elle n'a pas toujours été  comme elle est aujourd'hui. Au fond d'elle, je sais qu'elle t'aime et qu'elle souffre de te faire du mal, mais c'est plus fort qu'elle. Je sais que la vie a été injuste avec toi, mais tu dois l'aider à se sortir de ses problèmes"

Et l'enfant expliqua à Mélodie comment elle pouvait faire. Les personnes à contacter pour aider sa mère

"et surtout, souviens-toi que lorsque tu regardes ta mère, l'enfant que je suis est toujours en elle, parle-moi à travers elle".

Mélodie était infiniment triste car elle savait que si son amie lui parlait ainsi, c'était qu'elles ne se verraient plus. Elles s'étreignirent longuement, s'embrassèrent et se séparèrent.

Mais ce jour-là, Mélodie prit la résolution d'aider sa mère, même contre sa volonté. Lorsqu'elle rentra à la maison ce soir-là, elle parla longuement avec sa mère, parla à son amie à l'enfant que sa mère avait été. Elle lui donna des adresses à aller voir pour se sortir de ce problème de boissons. Ce ne fût pas facile tous les jours, il y eut des rechutes, mais Mélodie tint bon et sa mère aussi. Les rapports s'étaient inversés, l'enfant devient l'adulte et l'adulte redevint l'enfant.

Et puis, un jour, Mélodie se leva et lorsqu'elle entra dans la cuisine, le petit déjeuner était prêt, sa mère était levée, habillée, sobre et souriante et l'attendait pour déjeuner ensemble.

A partir de ce jour-là, les deux femmes partagèrent plus qu'un espace, qu'un appartement, qu'une vie, elles partagèrent la victoire d'une longue lutte et de la renaissance d'une femme avec l'aide de sa fille et de l'enfant qu'elle était.

 

A demain

Marylo

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11 janvier 2017

Les contes à rendre : 11 janvier

glace-001

"Clémentine et la glace

Clémentine était une petite fille silencieuse, comme murée dans un mutisme quasi-permanent.

Elle parlait, bien sûr, mais peu et restait souvent à regarder les gens avec une intensité qui dérangeait souvent ces derniers. C'était comme si Clémentine voulait voir à travers les gens.

Clémentine avait toujours été comme ça. Depuis sa naissance, cela faisait rire sa maman de voir la réaction des gens que Clémentine fixait. C'est comme si elle leur présentait ce qu'ils étaient à l'intérieur. Pour certaines, ce regard et l'enfant amenaient un sourire. D'autres, au contraire, tournaient la tête et allaient voir ailleurs, loin de la petite.

Le seul endroit où la petite parlait était le miroir de la salle de bains. Là, elle avait de longues conversations avec son reflet. Cependant, là encore, la fillette restait très sérieuse et concentrée.

Ses parents se demandaient fréquemment comment Clémentine allait se débrouiller à l'école ou losqu'elle serait dans la Société.

Un jour que sa maman était sortie avec Clémentine pour se promener dans le parc qui était en ville, un marchand de glace arriva et, chose extraordinaire, Clémentine pressa la main de sa maman, ses grands yeux écarquillés vers le marchand de glace.

"Maman, on peut aller voir le Monsieur ?"

"Bien sûr ma chérie".

Elles se dirigèrent donc vers le marchand de glace qui était un bonhomme tout rond et très jovial. Il vit arriver Clémentine et sa maman et leur adressa un large sourire.

"Bonjour Madame, bonjour ma princesse" il adressa un clin d'oeil à la maman.

"Tu es tellement jolie, comment t'appelles-tu ?"

"Clémentine"

"Ah, et une glace à la clémentine pour Clémentine" et il éclata de rire en regardant la petite qui lui souriait.

"allez, je te laisse choisir ma belle. Que veux-tu ?"

Clémentine ne savait pas et comme tous les enfants, savaient instinctivement que le plaisir est plus grand avant d'avoir ce que l'on désire. Elle fit donc traîner son choix pour mieux profiter de tous les parfums que le marchant pouvait avoir. Puis elle se décida pour une glace à la cerise.

Lorsque la maman voulut payer, le marchand refusa.

"La première fois c'est pour moi et en plus, quand on sert un ange, c'est un privilège". L'homme souriait à l'enfant qui lui souriait en retour. Clémentine s'inclina avec un visage très sérieux "Merci beaucoup". La mère protesta, mollement, car elle semblait comme étrangère à ce tableau.

Le marchand de glace et Clémentine se regardaient intensément et la maman en fut mal à l'aise, comme si elle était exclue d'une conversation privée.

Elle prit la main de Clémentine pour l'emmener plus loin, mais l'enfant lui sourit et regarda encore l'homme qui sourit à son tour et détacha son regard de l'enfant.

"Vous avez une enfant exceptionnelle Madame, prenait soin d'elle et de vous".

La maman remercia et s'éloigna rapidement.

"Maman, je l'aime bien ce Monsieur, on pourra revenir demain ?"

"peut-être"

Et chaque jour, Clémentine alla chercher sa glace et restait avec le marchant quelques minutes les yeux dans les yeux. Et Clémentine s'ouvrit au monde. Elle regardait toujours les gens, mais moins longtemps qu'avant et surtout, elle allait vers certains d'entre eux et leur faisait des câlins et les embrassait. Cela avait divers effets, dont le plus surprenant n'était pas de voir les gens fondre en larmes.

Les parents de Clémentine étaient totalement déroutés par leur enfant et un jour la mère décida, bien que Clémentine soit petite, de s'en ouvrir à la fillette.

"Clémentine, pourquoi est-ce que tu vas serrer les gens dans tes bras ? Généralement, les gens n'aiment pas que tu ailles les voir, que tu les touches"

"Maman, lorsque je vous regarde Papa et toi, je vois vos ailes se déployer loin derrière vous, surtout quand nous sommes tous les trois ensemble. Le petit enfant en vous est souriant et joyeux. Mais pour la plupart des gens, les enfants que je vois à l'intérieur d'eux et triste ou en colère ou assis en boule et il pleure. Je ne peux pas laisser tous ces enfants comme ça, il faut que j'aille les consoler. C'est ce que m'a dit le Marchand de glace, il m'a dit que j'avais cette grâce de voir au fond des gens et de pouvoir les aider en parlant et en consolant leur enfant intérieur. C'est ce que je fais".

La maman était interloquée par le discours de l'enfant. Elle décida d'aller seule voir le marchand de glace pour lui dire d'arrêter  de donner des conseils dangereux à sa fille. Cette dernière abordait tout le monde et on ne savait pas comment elle allait être reçue. Cela inquiètait beaucoup la mère.

Lorsqu'elle arrive au parc, le marchand de glace était là, mais ce n'était pas le marchand habituel. Elle demanda à l'homme où était le marchand d'avant. Il lui répondit qu'il avait été malade et qu'il avait été remplacé, mais que son remplaçant était parti et qu'il n'avait pas ses coordonnées.

Elle rentra chez elle. Quand elle vit sa maman arriver, Clémentine la prit dans ses bras. Aussitôt, sa mère se sentit apaisée, tranquille.

"Ne t'inquiète pas maman, il ne m'arrivera rien"

Effectivement, Clémentine continua d'enlacer les gens, de leur faire des câlins et des bisous et partout où elle passait, il semblait que les gens devenaient plus paisibles. Même dans la cour de récréation, Clémentine avait le don de calmer ses camarades.

Et si vous aviez pu voir au-delà de son enveloppe humaine, si vous aviez pu voir dans la glace avec les yeux de Clémentine, vous auriez pu voir l'ange en elle auquel elle parlait silencieusement lorsqu'elle était petite.

Certains d'entre nous ont cette grâce de sentir l'ange dans l'humain et l'avoir à fleur de peau. Alors, il sème autour d'eux la joie et la tendresse. Ils sont plus nombreux que nous le croyons, il nous suffit d'ouvrir les yeux et de les laisser agir en nous."

 

A demain ?

La Rêveuse

 

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10 janvier 2017

Les contes à rendre : 10 janvier

lutin

 

Bonjour,

10ème conte-histoire de ce mois de janvier.

 

"Le lutin

Il était sur le bord du trottoir et avançait le long de la route, le pouce levé.

"Pssst"

Il se retourna, mais il n'y avait personne, il continua sa route,

"Pssst"

Il s'arrêta net, agaçé par ce bruit qu'il entendait.

"Pssst, plus bas, dans l'herbe"

Il baissa le regard et vit un ... lutin ? Il ne savait pas ce qu'il voyait d'ailleurs. En fait, il voyait un petit être, pas plus haut que 50 cm, avec un visage tout pointu et un sourire espiègle, des yeux exagérément en amande, des cheveux hirsutes. Il semblait habiller comme un très petit enfant du 19 ème, avec une redingote verte, un pantalon et des bretelles sur une chemise blanche immaculée et toute soyeuse.

"Bonjour Humain, comment t'appelles-tu ?"

"Mais... Mais... vous n'existez pas"

"Si tu veux, dit le lutin en riant franchement à gorge déployée. On va dire que tu as trop bu et que tu es en plein delirium tremens. Saf qu'en guise d'éléphant rose, tu vois un lutin. Alors, comme t'appelles-tu ?"

"Arnold"

"OK, Arnold, tu vois, nous n'apparaissons que rarement aux humains. Mais aujourd'hui, j'ai une mission à remplir. Il faut que j'aide un humain. Mais je ne sais pas qui et comment, alors je me suis dit que je pourrais faire un bout de chemin avec toi, histoire que tu m'expliques un peu ce que vous êtes et ce que vous voulez dans la vie"

"Rien que ça."

"Oui, tu me briefes et après, hop-là je disparais et je te fiche la paix et toi tu as une super histoire à raconter à tes enfants"

"Quels enfants ? ricana Arnold"

"Ouh là, sujet sensible Arnie ?"

"Je m'appelle Arnold et pas Arnie"

L'homme avait recommencé à marcher et le lutin, éclatant de rire, il était d'un naturel joyeux, comme tous les lutins, lui emboîta le pas.

"Alors ? De quoi rêvez-vous les humains ?"

"Et vous" rétorqua Arnold

"Oh, à plein de choses : la rosée du matin dans la corolle d'une fleur pour se laver et boire ; un arc-en-ciel pour danser dans la couleur ; un rayon de soleil pour le mettre dans nos cheveux, un beau champignon pour pouvoir dormir dessous..."

"et tous les lutins rêvent des mêmes choses ?"

"En gros oui, parce que nous rêvons de ce qui nous rend heureux et ce qui rend heureux un lutin, rend heureux tous les lutins"

"Eh bien pour les hommes, c'est différent. Certains rêvent de gloire, de pouvoir, d'argent. D'autres rêvent de tranquillité, de calme, de sérénité. D'autres enfin rêvent de l'amour, d'une famille, d'enfants". La voix de l'homme se brisa légèrement sur les derniers mots. Le lutin haussa un sourcil, mais ne dit rien.

"Enfin, des choses très différentes, cela ne va pas beaucoup t'aider"

"Et toi ? Tu rêves de quoi ?"

Arnold regarda le lutin et décida de se payer sa tête "un demi de bière, un tas d'or et un baguette magique"

"Dans cet ordre ?"

Arnold haussa les épaules et repartit.

Derrière le lutin fit quelques passes dans l'air et envoya ses mains en direction d'Arnold.

"Ca va comme ça ?" demanda le lutin à Arnold

"Quoi ?" Demanda Arnold, en s'arrêtant et se retournant vers le lutin.

"Ca va comme ça" lui demanda à nouveau le lutin en montrant le bord de la route

Arnold regarda et vit un demi de bière, un tas d'or et une baguette.

"J'arrête de boire, c'est juré"

Le lutin s'étrangla de rire... "Mais, tu n'as même pas  bu ! "

"Si, et je ne m'en rappelle plus tellement j'ai bu"

Le lutin était écroulé par terre tellement il riait, il en pleurait même et cela énerva Arnold. La bière, l'or et la baguette disparurent tout aussi soudainement qu'ils étaient apparus et Arnold ne releva même pas ce faiT;

"Pourquoi est-ce que quand tout est simple, vous compliquez tout, vous les humains ?"

"Parce que rien n'est simple en fait."

"Je ne t'ai pas demandé où tu allais d'ailleurs ?" renchérit le lutin

"Partout où je pourrais être tranquille et seul, sans personne pour me pourrir la vie, PAS MEME UN LUTIN" répondit Arnold, ce qui suscita derechef l'hilarité du lutin.

"Alors toi, tu voudrais quoi ? La fortune et le pouvoir, la sérénité et la solitude, l'amour et le partage ?"

"L'amour n'est pas pour moi, le pouvoir ruine la vie. Reste la sérénité et la solitude" répondit à voix basse Arnold.

"Wow, tu es mal embarqué pour la sérénité à ce que je peux voir. J'en déduis que la solitude n'est pas trop ce qui te conviendrait. Et si on essayait...." Le lutin bougea à nouveau ses mains. Dans le lointain, une voiture arrivait. Arnold leva son pouce. La voiture s'arrêta. Il ouvrit la porte, une conductrice, lunettes de soleil de star, boucles brunes encadrant un visage souriant le regardait.

"Bonjour, vous allez où ?"

"droit devant, jusqu'où vous pourrez m'emmener"

"Alors là, c'est pas compliqué. Je vais au village d'Ellisfinish à 150 km au Nord, ça vous va ?"

"Allons-y" Arnold regardait autour de lui, le lutin avait disparu.

Ils parlèrent en chemin, elle s'appelait Maeve et retournait dans son village de naissance pour y enterrer sa grand-mère et s'installer puisque sa grand-mère lui avait légué sa  maison et un petit commerce. Elle commençait une nouvelle vie.

Lorsqu'ils arrivèrent, le soleil se couchait et Maeve proposa à Arnold de venir dormir, en tout bien, tout honneur, dans la maison avant de reprendre la route le lendemain.

Ils parlèrent une bonne partie de la nuit. Le lendemain, Ils prirent leur petit déjeuner ensemble et firent le tour du propriétaire car Maeve avait demandé à Arnold, avant qu'il ne parte, de faire le tour du propriétaire pour lui dire ce qui fallait faire dans la maison. Arnold était un bricoleur-né et il savait se débrouiller avec n'importe quoi. Il accepta de rester et de faire quelques travaux pour Maeve.

De fil en aiguille, ils s'attachèrent l'un à l'autre et Arnold finit par faire sa vie avec Maeve, ils eurent une petite fille, puis sa petite soeur et enfin un petit frère. L'ainée était brune comme un demi de bière, la petite soeur blonde comme un tas d'or et le garçonnet sombre comme une baguette de coudrier.

A l'oreille d'Arnold, une petite voix retentit : "c'est aussi simple que ça humain" un rire argentin suivit. Le lutin n'était pas loin.

"Grâce à toi, j'ai accompli ma mission. Pour te remercier, je mets une protection sur ta famille, vous ne serez jamais dans le besoin et vous vous aimerez jusqu'à la fin des temps. Adieu"

Effectivement, le lutin fit ce qu'il avait dit. Et chaque année au moment du solstice d'hiver, où traditionnellement le petit peuple change d'hémisphère, Arnold et toute la famille mettait un point d'honneur à poser devant la porte, un verre de lait et des biscuits pour le voyage du lutin. Au matin, un présent était posé sur l'assiette. Tantôt, une fleur aux couleurs magnifiques qui ne fanait pas ; un morceau d'arc-en-ciel, de la poussière d'étoiles...".

Il en est ainsi dans les rencontres entre humains et lutins. Quand tout se passe bien, une amitié naît et ne se fane jamais. Mais si par contre, vous fachez le lutin... Gare à vous ! Mais c'est une autre histoire que je vous raconterai peut-être un jour."

A demain

La Rêveuse

 

 

 

 

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09 janvier 2017

Les contes à rendre : 9 janvier

Tourterelles

Bonjour,

 

Nulle part je n'ai écrit que ces contes seraient tous pour des enfants. Voici aujourd'hui une histoire écrite il y a quelques années. C'est un conte noir ...

 

"Les Tourterelles

 

Ce matin, j’ai vu six tourterelles perchées sur un tilleul,

Je n’y ai pas prêté beaucoup attention, j’avais beaucoup de choses à faire et je les ai oubliées. Mais les tourterelles, elles, sont restées sur leur fil… En face de la fenêtre… à regarder méchamment dans la direction de la maison… de la pièce où j’évoluais.

«    -     C’est elle ?

-        Oui, elle est lourde, n’est-ce pas ?

-        Mais tous les humains sont lourds. Imagine les ailes qu’il faudrait pour qu’il puisse voler

-        N’y pense même pas. Les humains, c’est du style volatile, ils sont de la race des dindes, pas de nous autres…

-        Et en plus elle est d’un négligé…

-        Oui, depuis la mort de son mari »

Et les six tourterelles se mirent à rire comme s’il s’agissait d’une très bonne blague.

Amélie leva la tête soudain, ils étaient bien bruyants ces oiseaux ! En regardant machinalement, elle avait accroché le regard d’une des tourterelles et elle frémit. Arrête, se dit-elle, ce ne sont que des tourterelles, et elle secoua ses épaules.

«   - Flûte, elle a failli y regarder de plus près.

-        Pffff…  destresse ma poule, nous ne sommes QUE des tourterelles après tout »

Les autres oiseaux ricanèrent

«-  Bon, c’est quoi la suite des opérations ?

-        Est-ce que nous pouvons faire la même chose pour elle que pour son mari ?

-        Pas possible, elle ne conduit pas

-        Bon, on va donc envisager autre chose

-        Quoi ???

-        Attend, je réfléchis »

Sur leur fil, les tourterelles roucoulaient bêtement, sur un rythme lancinant. Amélie se souvient tout d’un coup que Clément ne supportait pas ce son monotone, constant. Il devenait fou… Elle commençait à le comprendre.

« - Eh, elle a l’air nerveuse…. Elle n’aime pas nos « roucoulades », bien, bien ; excellent ! 

-        Alors, on continue ?

-        Oui, on va voir combien de temps elle tient »

Amélie décida de fermer la fenêtre pour ne plus entendre les tourterelles. Mais plus elle essayait de les ignorer et plus les roucoulades des oiseaux perçaient les vitres. Et cela ramenait Amélie avant la mort de Clément. Un bête accident de la route. Il était sorti de la route, on ne savait pas pourquoi et s’était encastré dans un poteau téléphonique.

Les tourterelles poursuivirent leur offensive durant les jours qui suivirent. Où qu’elle aille, Amélie en trouvait au moins une qui roucoulait sous sa fenêtre. Lorsqu’elle en parlait autour d’elle, les gens la regardait bizarrement ou lui tapait sur l’épaule d’un air compatissant, elle sortait à peine d’un deuil pénible après tout.

Elle finit par ne plus sortir de chez elle, ne plus répondre au téléphone. Une nuit, il y a eut un orage terrible et une fenêtre s’ouvrit en grand. Amélie hurla, soudain, six  flèches blanches jaillirent dans la pièce en direction d’Amélie. Hélas…. Le manque de sommeil, la perte de son mari… l’isolement … tout cela rendit Amélie hystérique. Elle sortit en trombe de chez elle et se fit renverser par une voiture qui essayait de trouver sa route sous les trombes d’eau.

Le chauffeur appela une ambulance et après une longue opération, Amélie fut enfin sortie d’affaire.

Elle ouvrit les yeux par un beau matin printanier. Une infirmière était en train de noter des renseignements sur la fiche d’Amélie.

« Bienvenue dans le monde des vivants. Vous êtes sortie d’affaire. »

Amélie sourit faiblement. L’infirmière sortit de la chambre. Pour faire rentrer la douceur dans la chambre, elle avait laissé la fenêtre ouverte. Amélie tourna la tête.

Sur le fil téléphonique, six tourterelles étaient perchées…"

 

A demain

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