La rêveuse de bijoux

20 janvier 2017

Contes à rendre : 20 janvier

1311716-Violoniste

Bonjour,

 

20ème conte, cette année sera sous le signe des histoires partagées !

 

Le violon

 

Un luthier apprit un jour qu'il était atteint d'une terrible maladie qui l'empêcherait de se consacrer à son art, et sa passion, les violons. Il décida donc de faire un dernier violon et il y consacra ses jours et ses nuits, ne mangeant que le nécessaire pour continuer et dormant juste quelques heures par nuit pour que ses mains ne tremblent pas. Il y mit ses joies, ses peines, ses attentes déçues, les belles rencontres qu'il avait faites, l'amour de sa vie, partie trop jeune, les enfants qu'ils n'avaient pas eu. Ce violon fût à la fois son chef d'oeuvre, la conclusion d'une vie réussie et son testament. Il le finit et se demanda ce qu'il pourrait en faire, ce violon étant un objet unique, il ne pouvait se résoudre à le vendre et il savait qu'il avait transmis tout son savoir, son amour dans le violon. Il alla voir son meilleur ami qui était chef d'orchestre. Le luthier joua devant son ami et ce dernier eut les larmes qui coulèrent. le violon semblait tirer sa musique directement de son âme et de son coeur. Lorsque le luthier s'arrêta, le chef d'orchestre était encore sous le choc. Il demanda au luthier si ce dernier accepterait de jouer devant plusieurs personnes que son ami amènerait. Le luthier accepta en pressant son ami car ses mains commençaient déjà à lui jouer des tours et à ne plus bien répondre. L'ami amena successivement des enfants, des personnes âgées, des jeunes filles pétillantes, des amis dépressifs. A chaque fois, il semblait que le violon avait la capacité de "sentir" l'humeur de la personne et de jouer ce qui lui correspondait. Tous étaient touchés en plein coeur, les enfants éclataient de rire, tapaient dans leur main alors que le violon lançait des notes joyeuses? Les gens tristes pleuraient beaucoup puisque le violon mêlait ses sanglots aux leurs. Mais ils se sentaient apaisés après que le luthier ait joué.

Un matin, le luthier sût qu'il ne pourrait plus jouer du violon, ni travailler sur cet instrument qu'il aimait tant. Il fit venir son ami pour un dîner somptueux, puis à la fin du dîner, lui fit cadeau du violon. Le chef d'orchestre fût submergé par le chagrin, car il savait que ce violon était le testament de son ami.

En effet, celui-ci mourût dans la nuit, sa tâche en ce bas monde était accomplie et il n'avait plus de raison de s'y attarder. Il alla rejoindre les anges pour jouer avec eux des airs célestes...

Le chef d'orchestre se fit qu'il allait confier le violon au premier violon de son orchestre. Lorsque ce dernier le prit en main, il en sortir des notes magnifiques devant le chef d'orchestre qui pensait à son ami avec tout l'amour dont il était capable.

Le violoniste avait un concert avec quelques amis. Il décida d'emprunter le violon, le chef d'orchestre accepta à condition de porter le violon lui-même, d'assister au concert et de reprendre le violon après. Le concert fût une catastrophe, le violon jouait faux, déraillait. Le violoniste dût s'excuser auprès du public et reprendre son violon, qu'il avait amené avec lui.

Le chef d'orchestre repartir soucieux. Il réfléchit toute la nuit à ce qui s'était passé. Au petit matin, c'est comme si son ami lui chuchotait à l'oreille.

"Ce violon, j'y ait mis mon âme, mon coeur, ce qui me restait de vie à vivre. Il ne peut jouer que devant une personne, ce n'est que là qu'il peut résonner et mettre la personne au diapason de sa vie".

Le chef d'orchestre comprit que ce violon ne pouvait pas être utilisé comme un violon normal. Il appris à en jouer, et s'en servi pour soigner les gens, pour les aider à vivre pour certains. A chaque fois qu'il prenait son violon et en jouait, il lui semblait entendre au loin, son ami jouer avec lui.

Ainsi s'écoula sa vie entre les concerts, de plus en plus rares et les rencontres avec les gens qu'il aidait. Lorsque son temps fût venu. Son violon alla à sa fille qui l'avait accompagné et avait pris en main le violon, ou plutôt, le violon l'avait prise en main lorsqu'elle avait une dizaine d'années.

Alors que le chef d'orchestre revenait d'un concert épuisant. Il entendit son cher violon jouer. Or, personne n'avait le droit d'utiliser l'instrument. Lorsqu'il entra dans la pièce où dormait le violon, sa fillette jouait les yeux fermés et la musique qui sortait du violon était si belle, que le chef d'orchestre en tomba à genoux en pleurant. Il sût que son ami avait choisi la personne qui lui succèderait avec ce bel instrument.

Ainsi, quelque part dans le monde, il y a des instruments, des personnes, disséminés un peu partout sur cette planète qui ont le don d'être relié au ciel et de guérir les autres, parfois même ils donnent leur vie pour que leur oeuvre aident ce monde après leur disparition. Voici où réside la magie de ce monde, même si beaucoup l'oublie, elle agit, bienveillante et toujours présente.

A demain

La Rêveuse

 

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19 janvier 2017

Contes à rendre : 19 janvier

photophobie

Bonjour,

 

19ème conte en ce début d'année.

 

Il était une fois un pays tout gris, tout triste. Sa reine avait eu un petit garçon, mais ce dernier était fragile et devait garder la chambre. Il était atteint d'une maladie rare : la photophobie. Il ne supportait pas la lumière du jour et même la lumière de la lune lui était pénible. Mais, il se forçait et sortait la nuit, équipé de lunettes noires.

Sa mère avait décrété que puisque son fils ne pouvait voir la lumière, toutes les maisons devraient fermer leurs volets dans la journée et les habitants devraient chuchoter et ne pas faire de bruit dans la journée. Par contre, son fils se levant la nuit, les rues devaient être animées comme en plein jour afin que l'enfant ne vive pas coupé du monde.

Vous imaginez bien que ce monde à l'envers ne faisait le bonheur de personne...

Dans le royaume d'à côté, par contre, était née une petite fille qui elle ne vivait que par la lumière, les couleurs de ce monde. Cette enfant était un véritable arc-en-ciel et détestait l'obscurité, la lumière, l'ombre. Elle voulait toujours plus de lumière et de couleurs dans sa vie.

Deux enfants à quelques kilomètres l'un de l'autre. Tout les séparait. Héloïse n'avait que son papa, sa mère était morte en la mettant au monde et c'était une enfant de la lumière. Ilan était un enfant de l'ombre et il n'avait que sa maman, son papa étant parti pour uen contrée lointaine et jamais revenu.

Chaque parent se consacrait corps et âme à son enfant, mais parfois, il arrive que le destin ou plutôt quelques esprits mutins passant pas là décident de donner un coup de pouce au destin.

Les deux royaumes avaient des terres en commun qui avaient été délaissés car appartenant à l'un et à l'autre, donc n'appartenant réellement à aucun royaume. Héloïse allait souvent se promener dans ces terres désolées et abandonnées de tous. A l'insu des uns et des autres, elle en avait fait son jardin et, jour après jour, plantait des graines, des arbustes. Bref, elle en faisait son jardin à elle. Et, petit à petit, le jardin et la fillette grandissait. Bientôt, elleput se promener dans un jardin splendide, avec des fleus multicolores, des arbustes fruités de toutes les couleurs. Une nuit, elle eut envie d'aller voir ce que donnait son jardin sous la lune.

Qu'elle ne fût pas sa surprise, lorsqu'elle vit un garçon se promener dans le jardin également, une très belle dame assise non loin de là. Les deux enfants entamèrent la discussion et Ilan expliqua à Héloïse le mal dont il souffrait. Héloïse réfléchit un peu et lui dit que s'il supportait la lumière de la lune avec ses lunettes, il y avait certainement un moyen de lui en confectionner pour le jour aussi. Mais Ilan lui répondit que voir le monde en noir lui était insupportable dans la journée et qu'il avait l'impression d'être enfermé dans le noir depuis toujours. Héloïse lui dit qu'elle allait réfléchir à la question et lui donna rendez-vous le lendemain soir. Comme c'était une petite fille très bien élevée, elle alla saluer la maman d'Ilan et se présenter. Elle lui dit qui elle était et qui était son père. La maman d'Ilan la félicita pour ce beau jardin et lui promit de ne pas y toucher, surtout qu'Ilan le trouvait très beau et voulait continuer de s'y promener, voire même y planter ses arbres.

Héloïse et Ilan s'embrassèrent, puis ils rentrèrent chez eux, chacun de leur côté.


Le lendemain soir, Héloïse arriva un peu plus tôt que d'habitud et disposa sur le sol des boîtes. Lorsqu'Ilan arriva, elle l'accueillit en tapant dans ses mains, très exitée.

"J'ai réfléchi à ton problème Ilan et j'ai fait faire des lunettes de couleurs, elle te protègeront de la lumière, mais te permettront de voir le monde en couleurs."

Ilan essaya les lunettes et tout d'un coup, sous la lune, le jardin devint rose, puis bleu, puis vert, puis orange. Le petit garçon était ravi. La maman d'Ilan en avait les larmes aux yeux.

Les enfants se séparèrent en se promettant de revenir le lendemain soir. Entretemps, la mère d'Ilan avait demandé aux savants du royaume de concevoir des lunettes qui permettrait à son fils de sortir dans la journée et surtout de voir le monde en couleurs grâce à des verres qui changeraient de couleurs selon ce que l'enfant regardait.

 Cela prit un peu de temps, mais les savants réussirent et Ilan put enfin vivre normalement. Tout le pays se remit à vivre le jour et dormir la nuit. Le royaume n'était plus gris du tout.

La mère d'Ilan invita le père d'Héloïse et cette dernière afin de le rencontrer et de lui vanter les mérites de sa fille. Le père d'Héloïse invita la mère d'Ilan et ce dernier pour visiter son royaume... Et de fil en aiguille, que croyez-vous qu'il arriva ? Les deux monarques se virent de plus en plus et ils finirent par se marier. De leur union naquit deux jumeaux, une fille et un garçon. Et toute cette jolie famille vécut tranquillement avec un magnifique jardin qui liait les deux royaumes désormais unis.

Quant à Ilan et Héloïse ? Ils continuèrent à vivre leur vie proche l'un de l'autre, en plantant des fleurs, des arbustes et des couleurs dans tout le royaume...

 

A demain

La Rêveuse

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18 janvier 2017

Contes à rendre : 18 janvier

haneyohp

Bonjour,

 

Il était une fois une Rêveuse qui n'allait pas très très bien et qui s'en est allée pendant une soirée dans les bras de Morphée.

Elle n'avait plus de contes dans son balai et elle restait alitée.

Mais ne vous inquiétez pas, bientôt vous la retrouverez et les mots comme d'habitude vous entendrez.

 

A demain

La Rêveuse

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Contes à rendre : 17 janvier

boutons

Bonjour,

 

17ème conte...

 

La petite fille était renfermée et ne communiquait avec personne. Sa seule passion était les boutons, qu'elle avait commencé avec une très belle boîte d'où elle sortait, rentrait, sortait les boutons à longueur de journée. Elle est classait par taille, par couleur, par matière. Avec le temps, elle avait rempli plusieurs boîtes aussi belles les unes que les autres.

Un jour, alors qu'elle jouait dans le jardin avec ses boutons, dont certains resplendissaient au soleil, une dame arriva près d'elle. Elle s'assit doucement à côté de l'enfant.

"Bonjour mon enfant, j'ai un problème, il me manque un bouton sur ma robe". Et elle montra la robe à l'enfant. Il s'agissait d'une magnifique robe couleur de ciel et elle était constellée de boutons. L'enfant écarquilla les yeux en regardant les boutons sur la robe. Puis, elle regarda la dame et ouvrit une boîte. La dame lui sourit

"On va chercher ensemble, si tu veux bien. Tu m'as l'air de t'y connaître en boutons. C'est que, vois-tu, je sais qu'il en manque un, mais je ne sais pas lequel et où"

L'enfant se pencha dans sa première boîte et commença a aligner des boutons sur l'herbe. La femme les prenait en les commentant "oh, celui-ci ressemble à un bouton de rose, qu'il est délicat. mais ce n'est pas la bonne couleur". "Avec celui-ci, on dirait un petit flocon de neige qui tombe, mais ma robe est déjà blanche" et petit à petit une sorte de dialogue s'établit entre la femme qui parlait et l'enfant qui la regardait, semblant lui répondre intérieurement.

Elles passèrent l'après-midi à détailler des boutons et au final, alors que le soleil descendait sur la ligne d'horizon, embrasant tout alentour, la femme trouva enfin son bonheur, un petit bouton couleur corail en forme de coeur.

"Oh, celui-ci est parfait, petit, délicat, et je le mettrai ici". La femme frappa dans ses mains comme une petite fille excitée et cela fit sourire la petite fille qui la regardait.

"Pour te remercier, je vais te donner un autre bouton pour ta collection."

Et la femme donna à l'enfant un bouton qui semblait fait d'une partie d'arc-en-ciel. Apparemment en nacre, il resplendissait de toutes les couleurs d'un arc-en ciel lorsque l'enfant le faisait tourner entre ses doigts. "Il est beau n'est-ce pas ?" "Beau" répéta l'enfant qui prononçait ici son premier mot.

Le lendemain, alors que l'enfant jouait avec le bouton arc-en-ciel en le faisant scintiller au soleil, la femme revint avec une robe différente et le manège se répéta. Jour après jour, les boutons changèrent de mains et l'enfant s'apprivoisa, commença à parler, à échanger avec la femme. Elle commença même à coudre avec la femme qui à chaque bouton donné, offrait un bouton extraordinaire en échange. Chaque bouton donné renfermait comme un trésor et aidait la petite fille à avancer un peu plus avant dans la maîtrise de son handicap et l'ouvrait encore plus au monde.

Un jour la femme vint voir l'enfant avec une petite robe vierge de tout bouton.

"Mon enfant, tu m'as aidée toutes ces journées à trouver les boutons qu'il fallait sur mes robes, pour te remercier, je t'ai confectionné une robe à ta taille, à toi de trouver les boutons qui l'orneront. C'est la dernière fois que nous nous voyons. Je t'ai donc amené un bouton très particulier : il s'agit d'un bouton camée et tu peux me voir dedans. Si tu en as besoin, tu pourras le prendre dans ta main et je t'enverrai de l'amour, ce bouton t'apaisera lorsque tu te sentiras mal mon enfant. Je te remercie pour tous ces beaux moments passés ensemble. Je t'offre la grâce d'une vie comblée."

Et la fée, puisque c'en était une, vous vous en êtes bien doutés ! La fée embrassa l'enfant sur le front puis partit tranquillement comme elle s'en était venue, sa robe scintillant au soleil.

L'enfant la regarda partir, puis regarda ses boîtes et commença à choisir des boutons pour sa robe. Losque sa mère vint la chercher le soir, la petite avait déjà cousu quelques boutons sur sa robe. Elle sourit à sa mère, pris la robe, les boutons, l'aiguille et le fil et montra à sa mère

"Regarde maman, j'ai commencé à coudre les boutons sur la belle robe".

A compter de ce jour, la petite s'ouvrit de plus en plus au monde, elle devint une couturière réputée et vécut une vie heureuse.

 

A demain

La Rêveuse

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16 janvier 2017

Contes à rendre : 16 janvier

Bulles

Bonjour,

16ème conte de l'année

 

La petite fille et l'araignée

 

Les araignées ont toujours fait peur aux filles. Mais cette petite fille-ci, Louise, n'avait pas peur d'elles, depuis qu'elle était petite, elle avait été familiarisée par sa grand-mère avec l'idée que les araignées étaient des fées qu'un mauvais sort avait transformé en bêtes repoussantes à cause d'une magicienne puissante jalouse de leur beauté. La petite fille les considéraient donc pour ce qu'elles étaient, des fées en disgrâce. Elle avait même réussi à obtenir de sa mère, bien que cette dernière devienne presque hystérique à la vue de ces bestioles, qu'on ne tue plus les araignées qui étaient dans la maison, mais qu'elle puisse les sortie et les emmener loin de la maison.

Un jour, alors qu'elle se promenait dans les champs, elle vit une araignée qui ne bougeait plus dans sa toile, elle s'approcha et vit que l'araignée s'était emberlificotée dans son fil, Dieu sait comment. Louise parla d'abord doucement à l'arachnide pour que cette dernière ne prenne pas peur. Puis, patiemment, elle défit les liens qui attachait l'araignée. Une fois cette dernière libérée, elle se remit en activité immédiatement, pour réparer sa toile. Louise la regarda faire un moment, elle avait toujours été fascinée par ces magnifiques toiles, surtout juste après la rosée, quand elles scintillaient de toutes les gouttes déposées dessus.

Puis, elle vit qu'il était temps de rentrer, sinon maman s'inquièterait. Elle rebroussa donc chemin. Alors que la petite fille repartait, l'araignée s'immobilisa dans sa toile et fixa l'enfant qui s'éloignait. C'était comme si elle parlait pour elle-même.

Louise rentra chez elle et oublia l'araignée. Le lendemain était un dimanche et il faisait un soleil radieux. Louise alla au marché avec ses parents et comme c'était la tradition, elle eut droit à sa gaufre au sucre et à choisir un petit objet au bazar. Elle choisit de quoi faire des bulles. Elle adorait ces bulles qui montaient dans le ciel, iridescentes et qui rejoignaient le soleil. Il lui semblait que chacune d'elle emportait un petit bout de ses rêves vers une autre personne qui les asborbait dès lors que la bulle éclatait près d'elle.

Elle fit donc des bulles pendant pas mal de temps, les regardant emporter ses bouts de rêves. Ce qu'elle ne savait pas c'est que l'araignée qu'elle avait sauvé était réellement une fée et qu'en remerciement du geste de Louise, elle lui avait accordé la grâce d'une vie douce durant laquelle elle saurait toujours rêver et où certains de ses rêves se réaliseraient.

Et Louise ne fit jamais le lien entre ce sauvetage de l'arachnide et le fait que, périodiquement, même lorsqu'elle fût adulte, lorsqu'un projet lui tenait particulièrement à coeur, elle ressentait le besoin de lancer des bulles vers le soleil en enfermant ses rêves dans les bulles afin qu'elles aillent haut dans le ciel pour que ses rêves s'envolent vers le soleil et qu'ils se réalisent, ce qui, de façon extraordinaire et magique, était le cas, bien souvent.

 

A demain

La Rêveuse

 

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15 janvier 2017

Contes à rendre : 15 janvier

saule

 Bonjour,

 

15 ème conte...

 

Le saule étendait ses branches doucement dans le vent. C'était comme s'il dansait au son d'une musique qu'il était le seul à entendre. Parfois, il restait immobile, comme endormi.

C'était un arbre extraordinaire, qui devenait de plus en plus beau d'année en année. Mais ce n'était pas ça qui était le plus extraordinaire.

Le plus extraordinaire était le rouge-gorge qui venait chaque soir se poser sur l'une des branches du saule pour lui chanter ses plus beaux airs et l'arbre semblait aimer ces chants. Si on avait pu donner une expression à l'arbre, on aurait pu voir qu'il souriait.

En fait, cet arbre et cet oiseau avaient une histoire commune. Il y a longtemps, l'arbre était un prince et l'oiseau une paysanne. Ils s'étaient rencontrés sur le marché, le prince allant au-devant de son peuple et la paysanne vendant ses légumes. Ils tombèrent amoureux dès le premier regard.

Mais, le prince avait une belle-mère qui était également une adepte de la magie noire et cette dernière ne voulait pas que le prince et la paysanne se marient. Elle mit tout en oeuvre pour les séparer, mais rien n'y fit.

Elle finit pas convoquer des forces qu'elle ne pouvait pas maîtriser et en invoquant le sort qui les sépareraient à jamais, elle se consuma avec les forces qu'elle avait invoquées.

Cependant, son sort fonctionna en partie et le prince fut changé en saule. La paysanne était inconsolable. Elle alla voir un vieillard qui était réputé pour sa sagesse. Il lui expliqua qu'il ne pouvait rien faire contre le sort du prince, mais qu'il pouvait la changer en oiseau, ainsi ils pourrraient être ensemble jusqu'à la fin des temps. La Paysanne accepta avec reconnaissance.

C'est pour cela, qu'au milieu d'une belle pelouse, vous pouvez voir un saule qui vit le bonheur simple d'être amoureux d'un rouge-gorge qui vient lui chanter la sérénade tous les soirs et qui dort au creux de ses branches toutes les nuits.

A demain

La Rêveuse

 ElleEnregistrer

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14 janvier 2017

Contes à rendre : 14 janvier

etoile-filante

 

Bonjour,

14 ème conte...

 

La maison était isolée dans les bois. Le grand-père, le père et l'enfant vivaient là avec la mère de l'enfant. Jamais, ils n'avaient été ailleurs et ils savaient que jamais ils n'iraient ailleurs.

Voyez-vous, ce n'est pas qu'ils le voulaient d'ailleurs. Toute leur vie, ils avaient été à cet endroit et ils savaient qu'ils n'avaient aucune raison d'être autre part. 

Toute la journée, ils allaient ramasser du bois, cueillir des baies, des fruits, des légumes. Ils allaient voir si des animaux avaient besoin d'aide, planter des arbres, soigner les plantes.

Mais c'est véritablement le soir que leur véritable tâche commençait. Dès que la nuit tombait, le grand-père, le père et l'enfant faisaient un feu dans la cour, s'asseyait autour et fermait les yeux. Et alors que les étoiles s'allumaient les unes après les autres, leurs corps avaient comme un frémissement.

Si vous aviez pu voir leurs corps de lumière, vous auriez pu les voir s'envoler vers le ciel étoilé. Toute la nuit, les trois hommes parcouraient le ciel pour rallumer les étoiles éteintes ou moribondes.

C'était leur rôle depuis la nuit des temps, ils étaient les gardiens des étoiles. Sans eux, les étoiles se seraient éteintes depuis longtemps.


C'est pourquoi ils vivaient au milieu des bois, loin de toute civilisation et il en serait ainsi jusqu'à la fin des temps.

 

A demain

La Rêveuse

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13 janvier 2017

Contes à rendre : 13 janvier

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Bonjour,

 

Toujours en route sur le chemin des contes.

"La guerre des rêves

La petite fille s'était enfin endormie. C'était fou comme elle luttait contre le sommeil chaque soir se disait sa maman, un peu inquiète par le fait que son bébé continuait depuis un an de lutter dès que la nuit tombait.

Pendant ce temps, dans la chambre, la lutte s'organisait. Pélu, le nounours chuchotait aux autres jouets "Mirabelle, tu vas à l'angle droit" et le cheval se dirigea vers l'angle droit., "Sophie, tu vas à l'angle gauche avec zazou et pompon", la girafe, le petit chien et le robot filèrent à leurs postes. "Je reste au centre de la pièce, toi bille de clown derrière moi à gauche". Le clown partit comme une flèche. "Piwie, punkie et Deepy, vous allez derrière moi à droite", les trois poneys à la crinière multicolores se placèrent sagement où le nounours l'avait dit. "le reste des peluches, vous entourez Anaëlle", "Sylvaine, tu vas t'allonger près de bébé". Il y eut des mouvements furtifs et si la maman avait pu rentrer dans la chambre, elle aurait vu son bébé, entouré de ses peluches, avec sa poupée de chiffon allongée près de son oreille. "Attention, ils arrivent".

En effet, dans la pièce, au-dessus du bébé commençait à se former une sorte de brume ondulante gris foncée. Bébé s'agita dans son lit.

"Allez les jouets, chuchota l'ours, on se concentre".

Alors, de chaque jouet sortir des nuages de couleurs qui vinrent entourer la brume gris sale et une lutte silencieuse commença à se dérouler dans la chambre. Parfois des bribes de nuées sombres parvenaient près du bébé et ce dernier, en respirant l'avalait. Alors son sommeil devenait agité et bébé crispait ses petits poings. Alors Sylvaine se penchait et lui chuchotait des phrases silencieuses à son oreille et au fur et à mesure que la brume ressortait, bébé retrouvait son calme.

Ce petit manège dura jusqu'au matin. Lorsque la nuit fit place à une heure indéfinie, ni nuit, ni jour, le calme revint dans la chambre et les jouets reprirent leur place.

Lorsque maman rentra dans la chambre, bébé dormait paisiblement. Elle sourit en voyant la poupée de chiffon aux côtés de bébé. Décidément, cette poupée était vraiment son jouet préféré se dit-elle. Elle ne se doutait pas de la guerre qui se jouait chaque nuit dans la chambre.

Les peluches, quant à elles, savaient que cette guerre ne durerait pas éternellement. Un jour bébé saurait utiliser ses rêves comme les aides qu'ils sont en réalité, mais pour le moment, il n'était que sensation et vécu et il n'était pas en capacité de comprendre, tout était découverte et agression pour lui. C'est pourquoi les jouets étaient son rempart et ses gardes jusqu'à ce qu'il puisse se battre tout seul.

 

A demain

La Rêveuse

 

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12 janvier 2017

Contes à rendre : 12 janvier

Sad-Child

Bonjour,

 

12ème conte...

 

La petite fille portait le lourd plateau avec la tasse, le pain, le beurre et les confitures. Elle ne voyait pas bien où elle marchait et avançait lentement.

"Maman, voici ton petit déjeuner"

"hummmmm", un borborygme sortit des couvertures.

"Je le mets sur la table à côté de ton lit"

La petite fille posa le plateau, puis sortit de la chambre. Quelques minutes après, alors qu'elle venait de finir d'installer son petit déjeuner, une voix retentit de la chambre

"Mélodie, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas la confiture d'oranges amères ?"

"Je te l'apporte maman"

Mélodie, alla chercher le pot de confiture et une cuillère et l'amena dans la chambre. Assise dans le lit, sa mère, hirsute avait le visage des mauvais jours. Des bouteilles d'alcool vides gisaient autour d'elle sur son lit et par terre.

"Tu es mauvaise Mélodie, tu ne m'apportes jamais ce que j'aime. Moi qui t'ai porté si longtemps dans mon ventre et qui t'ai élevée à la sueur de mon front"

Mélodie soupira. Sa mère lui disait la même chose tous les jours. Mais ce que l'enfant ne savait pas est que ces paroles faisaient leur chemin petit à petit dans sa tête et dans sa vie et elle en était venue à être d'accord avec sa mère sur le fait qu'elle était mauvaise. Elle essayait bien de faire son maximum, mais elle n'arrivait pas à rendre sa mère heureuse, malgré toutes les intentions qu'elle avait. Elle ne prit même pas la peine de répondre à sa mère.

Elle sortit, avala son petit déjeuner à toute vitesse, enfila son manteau, prit son cartable et partit pour l'école.  En chemin, elle vit une petite fille qu'elle ne connaissait pas, mais qui semblait l'attendre.

"Bonjour, je te vois passer tous les matins et aujourd'hui j'ai décidé de t'attendre"

"Bonjour" répondit Mélodie.

La fillette emboîta le pas à Mélodie et elle parlèrent de tout, des oiseaux qui passaient chaque matin au-dessus des deux fillettes semblant aller à l'école aussi. Aux levers de soleil somptueux et aux couleurs que des anges devaient peindre chaque matin pour rendre ces levers de soleil plus beaux les uns que les autres. Aux araignées qui, patiemment, tissaient leurs toiles sur lesquelles les gouttes de rosées faisaient comme un collier scintillant.

Ces rencontres étaient devenues tellement importantes pour Mélodie, qu'elle s'occupait toujours de sa mère, mais que ce que cette dernière pouvait dire ou faire n'avait plus autant d'importance pour Mélodie, car elle avait hâte d'aller voir sa nouvelle amie.

Un jour, cette amie lui dit :

 "Mélodie, ce que je vais te dire va te sembler étrange. Je suis l'âme de ta mère enfant et je suis venue à toi pour que tu vois comment ta mère était enfant. Quelqu'un comme toi, avec ses rêves, ses rires, ses espoirs. Elle n'a pas toujours été  comme elle est aujourd'hui. Au fond d'elle, je sais qu'elle t'aime et qu'elle souffre de te faire du mal, mais c'est plus fort qu'elle. Je sais que la vie a été injuste avec toi, mais tu dois l'aider à se sortir de ses problèmes"

Et l'enfant expliqua à Mélodie comment elle pouvait faire. Les personnes à contacter pour aider sa mère

"et surtout, souviens-toi que lorsque tu regardes ta mère, l'enfant que je suis est toujours en elle, parle-moi à travers elle".

Mélodie était infiniment triste car elle savait que si son amie lui parlait ainsi, c'était qu'elles ne se verraient plus. Elles s'étreignirent longuement, s'embrassèrent et se séparèrent.

Mais ce jour-là, Mélodie prit la résolution d'aider sa mère, même contre sa volonté. Lorsqu'elle rentra à la maison ce soir-là, elle parla longuement avec sa mère, parla à son amie à l'enfant que sa mère avait été. Elle lui donna des adresses à aller voir pour se sortir de ce problème de boissons. Ce ne fût pas facile tous les jours, il y eut des rechutes, mais Mélodie tint bon et sa mère aussi. Les rapports s'étaient inversés, l'enfant devient l'adulte et l'adulte redevint l'enfant.

Et puis, un jour, Mélodie se leva et lorsqu'elle entra dans la cuisine, le petit déjeuner était prêt, sa mère était levée, habillée, sobre et souriante et l'attendait pour déjeuner ensemble.

A partir de ce jour-là, les deux femmes partagèrent plus qu'un espace, qu'un appartement, qu'une vie, elles partagèrent la victoire d'une longue lutte et de la renaissance d'une femme avec l'aide de sa fille et de l'enfant qu'elle était.

 

A demain

Marylo

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11 janvier 2017

Les contes à rendre : 11 janvier

glace-001

"Clémentine et la glace

Clémentine était une petite fille silencieuse, comme murée dans un mutisme quasi-permanent.

Elle parlait, bien sûr, mais peu et restait souvent à regarder les gens avec une intensité qui dérangeait souvent ces derniers. C'était comme si Clémentine voulait voir à travers les gens.

Clémentine avait toujours été comme ça. Depuis sa naissance, cela faisait rire sa maman de voir la réaction des gens que Clémentine fixait. C'est comme si elle leur présentait ce qu'ils étaient à l'intérieur. Pour certaines, ce regard et l'enfant amenaient un sourire. D'autres, au contraire, tournaient la tête et allaient voir ailleurs, loin de la petite.

Le seul endroit où la petite parlait était le miroir de la salle de bains. Là, elle avait de longues conversations avec son reflet. Cependant, là encore, la fillette restait très sérieuse et concentrée.

Ses parents se demandaient fréquemment comment Clémentine allait se débrouiller à l'école ou losqu'elle serait dans la Société.

Un jour que sa maman était sortie avec Clémentine pour se promener dans le parc qui était en ville, un marchand de glace arriva et, chose extraordinaire, Clémentine pressa la main de sa maman, ses grands yeux écarquillés vers le marchand de glace.

"Maman, on peut aller voir le Monsieur ?"

"Bien sûr ma chérie".

Elles se dirigèrent donc vers le marchand de glace qui était un bonhomme tout rond et très jovial. Il vit arriver Clémentine et sa maman et leur adressa un large sourire.

"Bonjour Madame, bonjour ma princesse" il adressa un clin d'oeil à la maman.

"Tu es tellement jolie, comment t'appelles-tu ?"

"Clémentine"

"Ah, et une glace à la clémentine pour Clémentine" et il éclata de rire en regardant la petite qui lui souriait.

"allez, je te laisse choisir ma belle. Que veux-tu ?"

Clémentine ne savait pas et comme tous les enfants, savaient instinctivement que le plaisir est plus grand avant d'avoir ce que l'on désire. Elle fit donc traîner son choix pour mieux profiter de tous les parfums que le marchant pouvait avoir. Puis elle se décida pour une glace à la cerise.

Lorsque la maman voulut payer, le marchand refusa.

"La première fois c'est pour moi et en plus, quand on sert un ange, c'est un privilège". L'homme souriait à l'enfant qui lui souriait en retour. Clémentine s'inclina avec un visage très sérieux "Merci beaucoup". La mère protesta, mollement, car elle semblait comme étrangère à ce tableau.

Le marchand de glace et Clémentine se regardaient intensément et la maman en fut mal à l'aise, comme si elle était exclue d'une conversation privée.

Elle prit la main de Clémentine pour l'emmener plus loin, mais l'enfant lui sourit et regarda encore l'homme qui sourit à son tour et détacha son regard de l'enfant.

"Vous avez une enfant exceptionnelle Madame, prenait soin d'elle et de vous".

La maman remercia et s'éloigna rapidement.

"Maman, je l'aime bien ce Monsieur, on pourra revenir demain ?"

"peut-être"

Et chaque jour, Clémentine alla chercher sa glace et restait avec le marchant quelques minutes les yeux dans les yeux. Et Clémentine s'ouvrit au monde. Elle regardait toujours les gens, mais moins longtemps qu'avant et surtout, elle allait vers certains d'entre eux et leur faisait des câlins et les embrassait. Cela avait divers effets, dont le plus surprenant n'était pas de voir les gens fondre en larmes.

Les parents de Clémentine étaient totalement déroutés par leur enfant et un jour la mère décida, bien que Clémentine soit petite, de s'en ouvrir à la fillette.

"Clémentine, pourquoi est-ce que tu vas serrer les gens dans tes bras ? Généralement, les gens n'aiment pas que tu ailles les voir, que tu les touches"

"Maman, lorsque je vous regarde Papa et toi, je vois vos ailes se déployer loin derrière vous, surtout quand nous sommes tous les trois ensemble. Le petit enfant en vous est souriant et joyeux. Mais pour la plupart des gens, les enfants que je vois à l'intérieur d'eux et triste ou en colère ou assis en boule et il pleure. Je ne peux pas laisser tous ces enfants comme ça, il faut que j'aille les consoler. C'est ce que m'a dit le Marchand de glace, il m'a dit que j'avais cette grâce de voir au fond des gens et de pouvoir les aider en parlant et en consolant leur enfant intérieur. C'est ce que je fais".

La maman était interloquée par le discours de l'enfant. Elle décida d'aller seule voir le marchand de glace pour lui dire d'arrêter  de donner des conseils dangereux à sa fille. Cette dernière abordait tout le monde et on ne savait pas comment elle allait être reçue. Cela inquiètait beaucoup la mère.

Lorsqu'elle arrive au parc, le marchand de glace était là, mais ce n'était pas le marchand habituel. Elle demanda à l'homme où était le marchand d'avant. Il lui répondit qu'il avait été malade et qu'il avait été remplacé, mais que son remplaçant était parti et qu'il n'avait pas ses coordonnées.

Elle rentra chez elle. Quand elle vit sa maman arriver, Clémentine la prit dans ses bras. Aussitôt, sa mère se sentit apaisée, tranquille.

"Ne t'inquiète pas maman, il ne m'arrivera rien"

Effectivement, Clémentine continua d'enlacer les gens, de leur faire des câlins et des bisous et partout où elle passait, il semblait que les gens devenaient plus paisibles. Même dans la cour de récréation, Clémentine avait le don de calmer ses camarades.

Et si vous aviez pu voir au-delà de son enveloppe humaine, si vous aviez pu voir dans la glace avec les yeux de Clémentine, vous auriez pu voir l'ange en elle auquel elle parlait silencieusement lorsqu'elle était petite.

Certains d'entre nous ont cette grâce de sentir l'ange dans l'humain et l'avoir à fleur de peau. Alors, il sème autour d'eux la joie et la tendresse. Ils sont plus nombreux que nous le croyons, il nous suffit d'ouvrir les yeux et de les laisser agir en nous."

 

A demain ?

La Rêveuse

 

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10 janvier 2017

Les contes à rendre : 10 janvier

lutin

 

Bonjour,

10ème conte-histoire de ce mois de janvier.

 

"Le lutin

Il était sur le bord du trottoir et avançait le long de la route, le pouce levé.

"Pssst"

Il se retourna, mais il n'y avait personne, il continua sa route,

"Pssst"

Il s'arrêta net, agaçé par ce bruit qu'il entendait.

"Pssst, plus bas, dans l'herbe"

Il baissa le regard et vit un ... lutin ? Il ne savait pas ce qu'il voyait d'ailleurs. En fait, il voyait un petit être, pas plus haut que 50 cm, avec un visage tout pointu et un sourire espiègle, des yeux exagérément en amande, des cheveux hirsutes. Il semblait habiller comme un très petit enfant du 19 ème, avec une redingote verte, un pantalon et des bretelles sur une chemise blanche immaculée et toute soyeuse.

"Bonjour Humain, comment t'appelles-tu ?"

"Mais... Mais... vous n'existez pas"

"Si tu veux, dit le lutin en riant franchement à gorge déployée. On va dire que tu as trop bu et que tu es en plein delirium tremens. Saf qu'en guise d'éléphant rose, tu vois un lutin. Alors, comme t'appelles-tu ?"

"Arnold"

"OK, Arnold, tu vois, nous n'apparaissons que rarement aux humains. Mais aujourd'hui, j'ai une mission à remplir. Il faut que j'aide un humain. Mais je ne sais pas qui et comment, alors je me suis dit que je pourrais faire un bout de chemin avec toi, histoire que tu m'expliques un peu ce que vous êtes et ce que vous voulez dans la vie"

"Rien que ça."

"Oui, tu me briefes et après, hop-là je disparais et je te fiche la paix et toi tu as une super histoire à raconter à tes enfants"

"Quels enfants ? ricana Arnold"

"Ouh là, sujet sensible Arnie ?"

"Je m'appelle Arnold et pas Arnie"

L'homme avait recommencé à marcher et le lutin, éclatant de rire, il était d'un naturel joyeux, comme tous les lutins, lui emboîta le pas.

"Alors ? De quoi rêvez-vous les humains ?"

"Et vous" rétorqua Arnold

"Oh, à plein de choses : la rosée du matin dans la corolle d'une fleur pour se laver et boire ; un arc-en-ciel pour danser dans la couleur ; un rayon de soleil pour le mettre dans nos cheveux, un beau champignon pour pouvoir dormir dessous..."

"et tous les lutins rêvent des mêmes choses ?"

"En gros oui, parce que nous rêvons de ce qui nous rend heureux et ce qui rend heureux un lutin, rend heureux tous les lutins"

"Eh bien pour les hommes, c'est différent. Certains rêvent de gloire, de pouvoir, d'argent. D'autres rêvent de tranquillité, de calme, de sérénité. D'autres enfin rêvent de l'amour, d'une famille, d'enfants". La voix de l'homme se brisa légèrement sur les derniers mots. Le lutin haussa un sourcil, mais ne dit rien.

"Enfin, des choses très différentes, cela ne va pas beaucoup t'aider"

"Et toi ? Tu rêves de quoi ?"

Arnold regarda le lutin et décida de se payer sa tête "un demi de bière, un tas d'or et un baguette magique"

"Dans cet ordre ?"

Arnold haussa les épaules et repartit.

Derrière le lutin fit quelques passes dans l'air et envoya ses mains en direction d'Arnold.

"Ca va comme ça ?" demanda le lutin à Arnold

"Quoi ?" Demanda Arnold, en s'arrêtant et se retournant vers le lutin.

"Ca va comme ça" lui demanda à nouveau le lutin en montrant le bord de la route

Arnold regarda et vit un demi de bière, un tas d'or et une baguette.

"J'arrête de boire, c'est juré"

Le lutin s'étrangla de rire... "Mais, tu n'as même pas  bu ! "

"Si, et je ne m'en rappelle plus tellement j'ai bu"

Le lutin était écroulé par terre tellement il riait, il en pleurait même et cela énerva Arnold. La bière, l'or et la baguette disparurent tout aussi soudainement qu'ils étaient apparus et Arnold ne releva même pas ce faiT;

"Pourquoi est-ce que quand tout est simple, vous compliquez tout, vous les humains ?"

"Parce que rien n'est simple en fait."

"Je ne t'ai pas demandé où tu allais d'ailleurs ?" renchérit le lutin

"Partout où je pourrais être tranquille et seul, sans personne pour me pourrir la vie, PAS MEME UN LUTIN" répondit Arnold, ce qui suscita derechef l'hilarité du lutin.

"Alors toi, tu voudrais quoi ? La fortune et le pouvoir, la sérénité et la solitude, l'amour et le partage ?"

"L'amour n'est pas pour moi, le pouvoir ruine la vie. Reste la sérénité et la solitude" répondit à voix basse Arnold.

"Wow, tu es mal embarqué pour la sérénité à ce que je peux voir. J'en déduis que la solitude n'est pas trop ce qui te conviendrait. Et si on essayait...." Le lutin bougea à nouveau ses mains. Dans le lointain, une voiture arrivait. Arnold leva son pouce. La voiture s'arrêta. Il ouvrit la porte, une conductrice, lunettes de soleil de star, boucles brunes encadrant un visage souriant le regardait.

"Bonjour, vous allez où ?"

"droit devant, jusqu'où vous pourrez m'emmener"

"Alors là, c'est pas compliqué. Je vais au village d'Ellisfinish à 150 km au Nord, ça vous va ?"

"Allons-y" Arnold regardait autour de lui, le lutin avait disparu.

Ils parlèrent en chemin, elle s'appelait Maeve et retournait dans son village de naissance pour y enterrer sa grand-mère et s'installer puisque sa grand-mère lui avait légué sa  maison et un petit commerce. Elle commençait une nouvelle vie.

Lorsqu'ils arrivèrent, le soleil se couchait et Maeve proposa à Arnold de venir dormir, en tout bien, tout honneur, dans la maison avant de reprendre la route le lendemain.

Ils parlèrent une bonne partie de la nuit. Le lendemain, Ils prirent leur petit déjeuner ensemble et firent le tour du propriétaire car Maeve avait demandé à Arnold, avant qu'il ne parte, de faire le tour du propriétaire pour lui dire ce qui fallait faire dans la maison. Arnold était un bricoleur-né et il savait se débrouiller avec n'importe quoi. Il accepta de rester et de faire quelques travaux pour Maeve.

De fil en aiguille, ils s'attachèrent l'un à l'autre et Arnold finit par faire sa vie avec Maeve, ils eurent une petite fille, puis sa petite soeur et enfin un petit frère. L'ainée était brune comme un demi de bière, la petite soeur blonde comme un tas d'or et le garçonnet sombre comme une baguette de coudrier.

A l'oreille d'Arnold, une petite voix retentit : "c'est aussi simple que ça humain" un rire argentin suivit. Le lutin n'était pas loin.

"Grâce à toi, j'ai accompli ma mission. Pour te remercier, je mets une protection sur ta famille, vous ne serez jamais dans le besoin et vous vous aimerez jusqu'à la fin des temps. Adieu"

Effectivement, le lutin fit ce qu'il avait dit. Et chaque année au moment du solstice d'hiver, où traditionnellement le petit peuple change d'hémisphère, Arnold et toute la famille mettait un point d'honneur à poser devant la porte, un verre de lait et des biscuits pour le voyage du lutin. Au matin, un présent était posé sur l'assiette. Tantôt, une fleur aux couleurs magnifiques qui ne fanait pas ; un morceau d'arc-en-ciel, de la poussière d'étoiles...".

Il en est ainsi dans les rencontres entre humains et lutins. Quand tout se passe bien, une amitié naît et ne se fane jamais. Mais si par contre, vous fachez le lutin... Gare à vous ! Mais c'est une autre histoire que je vous raconterai peut-être un jour."

A demain

La Rêveuse

 

 

 

 

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09 janvier 2017

Les contes à rendre : 9 janvier

Tourterelles

Bonjour,

 

Nulle part je n'ai écrit que ces contes seraient tous pour des enfants. Voici aujourd'hui une histoire écrite il y a quelques années. C'est un conte noir ...

 

"Les Tourterelles

 

Ce matin, j’ai vu six tourterelles perchées sur un tilleul,

Je n’y ai pas prêté beaucoup attention, j’avais beaucoup de choses à faire et je les ai oubliées. Mais les tourterelles, elles, sont restées sur leur fil… En face de la fenêtre… à regarder méchamment dans la direction de la maison… de la pièce où j’évoluais.

«    -     C’est elle ?

-        Oui, elle est lourde, n’est-ce pas ?

-        Mais tous les humains sont lourds. Imagine les ailes qu’il faudrait pour qu’il puisse voler

-        N’y pense même pas. Les humains, c’est du style volatile, ils sont de la race des dindes, pas de nous autres…

-        Et en plus elle est d’un négligé…

-        Oui, depuis la mort de son mari »

Et les six tourterelles se mirent à rire comme s’il s’agissait d’une très bonne blague.

Amélie leva la tête soudain, ils étaient bien bruyants ces oiseaux ! En regardant machinalement, elle avait accroché le regard d’une des tourterelles et elle frémit. Arrête, se dit-elle, ce ne sont que des tourterelles, et elle secoua ses épaules.

«   - Flûte, elle a failli y regarder de plus près.

-        Pffff…  destresse ma poule, nous ne sommes QUE des tourterelles après tout »

Les autres oiseaux ricanèrent

«-  Bon, c’est quoi la suite des opérations ?

-        Est-ce que nous pouvons faire la même chose pour elle que pour son mari ?

-        Pas possible, elle ne conduit pas

-        Bon, on va donc envisager autre chose

-        Quoi ???

-        Attend, je réfléchis »

Sur leur fil, les tourterelles roucoulaient bêtement, sur un rythme lancinant. Amélie se souvient tout d’un coup que Clément ne supportait pas ce son monotone, constant. Il devenait fou… Elle commençait à le comprendre.

« - Eh, elle a l’air nerveuse…. Elle n’aime pas nos « roucoulades », bien, bien ; excellent ! 

-        Alors, on continue ?

-        Oui, on va voir combien de temps elle tient »

Amélie décida de fermer la fenêtre pour ne plus entendre les tourterelles. Mais plus elle essayait de les ignorer et plus les roucoulades des oiseaux perçaient les vitres. Et cela ramenait Amélie avant la mort de Clément. Un bête accident de la route. Il était sorti de la route, on ne savait pas pourquoi et s’était encastré dans un poteau téléphonique.

Les tourterelles poursuivirent leur offensive durant les jours qui suivirent. Où qu’elle aille, Amélie en trouvait au moins une qui roucoulait sous sa fenêtre. Lorsqu’elle en parlait autour d’elle, les gens la regardait bizarrement ou lui tapait sur l’épaule d’un air compatissant, elle sortait à peine d’un deuil pénible après tout.

Elle finit par ne plus sortir de chez elle, ne plus répondre au téléphone. Une nuit, il y a eut un orage terrible et une fenêtre s’ouvrit en grand. Amélie hurla, soudain, six  flèches blanches jaillirent dans la pièce en direction d’Amélie. Hélas…. Le manque de sommeil, la perte de son mari… l’isolement … tout cela rendit Amélie hystérique. Elle sortit en trombe de chez elle et se fit renverser par une voiture qui essayait de trouver sa route sous les trombes d’eau.

Le chauffeur appela une ambulance et après une longue opération, Amélie fut enfin sortie d’affaire.

Elle ouvrit les yeux par un beau matin printanier. Une infirmière était en train de noter des renseignements sur la fiche d’Amélie.

« Bienvenue dans le monde des vivants. Vous êtes sortie d’affaire. »

Amélie sourit faiblement. L’infirmière sortit de la chambre. Pour faire rentrer la douceur dans la chambre, elle avait laissé la fenêtre ouverte. Amélie tourna la tête.

Sur le fil téléphonique, six tourterelles étaient perchées…"

 

A demain

La Rêveuse

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08 janvier 2017

Les contes à rendre : 8 janvier

Buisson herbes

Bonjour,

Lorsque j'étais en vacances chez mon grand-père, au creux des monts du Beaujolais, ma vie était une succession de petits plaisirs : aller "cueillir" les oeufs chez ma grand-tante, prendre l'eau à la pompe qu'il fallait amorcer pour faire remonter l'eau et chercher les fines herbes dans le jardin de mon grand-père pour l'omelette que ferai ma grand-mère à toute la famille.

Ces fines herbes bordaient un côté du jardin juste à l'entrée de ce dernier et ce souvenir m'a inspiré l'histoire suivante.

 

Le buisson des âmes

"Suzon, va vite me chercher les herbes dans le jardin, juste à droite en entrant, j'en ai besoin pour le ragoût."

Suzon se leva en un tourbillon et se mit à courir vers le jardin

"Doucement, tu vas tomber"

Suzon ralentit, juste un peu. Elle arrivait dans le jardin, s'arrêta et se mit à respirer les odeurs qui l'entouraient. Puis, elle se rappela que sa grand-mère attendait les herbes et se dirigea vers le buisson vert. Un peu de vent faisait frémir les feuilles tendres et veloutées. Suzon se pencha vers les tiges vertes pour les cueillir. Elle commença à tirer dessus. "Attention, tu leur fais mal". La fillette sursauta et lâcha les plantes. Elle aurait juré entendre la voix de son grand-père. Mais, ce n'était pas possible, celui-ci était mort quelques semaines auparavant. Sa gorge se serra et un petit soupir s'échappa de sa bouche. "Ma suzon, ne pleure pas. Je n'ai jamais été loin de toi". Cette fois, Suzon écouta, la voix lui semblait venir du buisson d'herbes. "Grand-Père, c'est toi ?", "Oui, mon petit", "Mais tu es mort ?". Un rire retentit, cristallin. "Oui, et donc je suis partout maintenant. Et surtout dans ce jardin que j'aimais tant."

"Tu te souviens lorsque nous venions travailler tous les deux ?" A ce souvenir, Suzon sourit, c'est vrai qu'elle aimait venir jardiner avec Pappy. "Mais comment cela se fait que je t'entends Pappy alors que tu es mort ?"  "Tu sais la mort n'est pas ce que l'on croit. La fin de tout. C'est comme passer un rideau et se retrouver ailleurs, sous une autre forme. Mais tu vois, ton amour pour moi était si fort que nous pouvons continuer à nous parler. Mais Mammy ne me parle plus jamais de toi, pourquoi ?" Il y eut un silence après la question de la fillette. "C'est que tu vois, il est plus facile pour certaines personnes, comme toi, d'accepter ce que je te dis. Pour les autres, comme pour ta grand-mère et beaucoup d'adultes, ce sont des contes de fées et si elle vient dans ce jardin, elle n'entendra que le vent dans ce buisson et pas ma voix."

"Suzon, tu les plantes ces herbes ou tu me les ramènes ?" La voix de grand-mère retentit sur le seuil de la maison.

"Pappy, je dois y aller, je t'entendrais encore ?" "Mais oui mon poussin, quand tu viendras dans le jardin".

Suzon, sourit, cueillit les herbes et les ramena à sa grand-mère. "Suzon, il va falloir que tu reviennes sur terre et que tu arrêtes de rêver si tu veux réussir dans ta vie".

"Mammy, est-ce que je peux travailler dans le jardin comme je le faisais avec Pappy ?" La grand-mère sourit tristement. "Bien sûr mon poussin, tu me diras quel carré tu veux travailler et je t'aiderai". Suzon se mordit la langue, elle mourrait d'envie de dire à sa grand-mère que Pappy l'aiderait comme il le faisait avant de passer le rideau.

Suzon se précipita sur sa grand-mère et l'embrasse comme un ouragan, puis repartit en riant dans la cour. La grand-mère soupira. "Edmond, qu'est-ce que tu me manques, j'espère que là où tu es, tu veilles sur nous".

Dans le jardin, les herbes du buisson s'agitèrent et il sembla au vent qui passait que le buisson riait...

 

A demain

Marylo

 

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07 janvier 2017

Les contes à rendre : 7 janvier

rêves

Bonjour,

7ème jour de l'année, 7ème conte...

 

Le pêcheur de rêves

Tous les jours, le vieil homme se tenait au bord de la rivière avec sa canne à pêche et son épuisette. Il était assis sur son pliant, à côté d'un banc. Personne ne faisait plus attention à lui. Les gens s'asseyaient sur le banc et regardaient l'eau, s'absorbant dans la contemplation de l'eau, ils en oubliaient souvent le temps.

Sans faire attention aux allers-venues des uns et des autres, l'homme faisait chaque jour les mêmes gestes. Il sortait une dizaine de bocaux, attendait quelque temps à côté de la personne assise sur le banc, puis il ouvrait le bocal et soufflait délicatement en direction de la personne.

Puis il maniait délicatement sa canne à pêche, la jetait dans la rivière et après un bref moment, utilisait son épuisette et ramenait... l'épuisette vide, qu'il inclinait délicatement dans le bocal, fermant le couvercle rapidement. Chaque jour, il vidait puis remplissait ainsi une dizaine de bocaux de .... rien, ou de vide, se levait en s'en allait.

Les gens étaient de prime abord étonnés et lui demandaient souvent pourquoi il faisait  cela. Le vieil homme se contentait de sourire et de répondre que chacun avait ses marottes. Comme c'était un bonhomme tranquille et souriant, les enfants venaient souvent s'asseoir à côté de lui et quand il ouvrait le bocal ou remontait son épuisette, la plupart d'entre eux avaient les yeux qui brillaient. Certains commençaient à pousser des cris de joie et le bonhomme les regardait avec ses yeux qui souriaient en mettant un doigt sur sa bouche.

Deux mondes se cotoyaient aux côtés de la rivière. Le monde des adultes et le monde des enfants, quels que soient leur âge.

Un jour, une jeune femme vint s'asseoir sur le banc, l'air un peu triste. Elle regarda le bonhomme, lui sourit machinalement et regarda la rivière. Elle était accompagnée d'un petit garçon qui s'assit sans rien dire à côté du bonhomme. Ce dernier le regarda, regarda la jeune femme puis l'enfant. L'enfant inclina sa tête discrètement et silencieusement.

Le bonhomme attendit quelque temps, regardant parfois la jeune femme. A un moment, cette dernière poussa un soupir. A ce moment, le bonhomme ouvrit le bocal et souffla doucement en direction de la jeune femme.

Le petit garçon regarda les petites étoiles sortir du bocal et partir en direction de sa maman. Les étoiles entrèrent dans la jeune femme qui esquissa un léger sourire, puis elle se leva, sourit au petit garçon et au bonhomme. Le petit garçon était radieux, il sourit au bonhomme, mit sa main dans la main de sa maman. Cette dernière dit au-revoir au bonhomme, puis partit.

Le bonhomme sourit pour lui-même et regarda le bocal qu'il venait de remplir avec du vide, apparemment. A l'intérieur, un brouillard épais, comme de la mélasse collante s'agitait lentement. Il aurait du mal avec ces pensées noires, se dit-il. Mais comme d'habitude, quel que soit le temps qu'il y consacrerait, il reviendrait avec des pensées lumineuses, riantes, joyeuses et les enverrait chez tous ceux qui en auraient besoin.

Les enfants étaient ses alliés les plus précieux, car eux voyaient ce qu'il pêchait et ce qu'il envoyait et il venait souvent avec quelqu'un qui avait besoin d'une petite aide pour être plus léger dans leur vie.

Il se définissait comme un pêcheur d'étoiles. Mais celles qu'il pêchait, étaient salies, tristes et confuses. Celles qu'il renvoyait, étaient nettoyées, lumineuses, brillantes.

Tous les jours, le vieil homme se tenait au bord de la rivière avec sa canne à pêche et son épuisette.

 

A demain

La Rêveuse

 

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06 janvier 2017

Les contes à rendre : 6 janvier

nuages

Bonjour,

Aujourd'hui, une histoire que j'ai raconté en chuchotant à l'oreille de ma petite fille qui écoutait en ouvrant grands ses yeux et ses oreilles...

Il était une fois une princesse des nuages qui s'appelait Zoé et qui décida de venir sur Terre pour s'amuser. Mais comme elle n'était pas comme les autres enfants, elle fût rapidement mise à l'écart, cela la rendait un peu triste, mais elle se consolait en faisant ce qu'elle aimait le plus : jouer avec le vent et se rouler dans la neige, car elle lui rappelait ses chers nuages. C'est d'ailleurs pour cela que les autres enfants la laissaient à l'écart. Un jour, qu'elle courrait avec le vent en riant aux éclats, elle tomba en arrêt devant un garçon qui la regardait en souriant.

"Je peux jouer avec toi ?" Elle en fût tellement surprise qu'elle s'arrêta net.

"Euh oui, je suis Zoé, j'aime courir avec le vent, j'aime me rouler dans la neige car elle me rappelle mes nuages"

"C'est dingue ça. moi aussi j'adore me rouler dans la neige, elle me rappelle l'écume de la mer"... Car le petit garçon était Léo, le prince de l'écume.

A partir de ce jour-là, les deux enfants furent inséparables, faisant des courses contre le vent, jouant à celui que le vent pousserait le plus loin. Jouant dans la neige ou dans l'eau, se roulant dans l'écume, mais Léo était très fort à ce jeu-là, comme Zoé avec la neige.

Un matin, Léo attendit Zoé en vain. Cette dernière était introuvable. Léo, le coeur brisé, parti vers la mer. Plus rien ne le rattachait sur cette terre. Alors qu'il marchait, une bourrasque de vent le poussa et le rire de Zoé éclata, il se retourna brusquement, personne. Léo haussa les épaules, Zoé lui manquait tant qu'il s'imaginait des choses. Il repartit en baissant la tête et ravalant ses larmes. A nouveau, le vent le poussa et le rire de Zoé retentit, il se retourna et compris. Zoé était repartie dans ses nuages et elle jouait à nouveau avec lui. Il sourit et se mit à courir, à courir, poursuivi par le vent/Zoé, qui riait, riait. Arrivé à la mer, Léo plongea. Alors le vent joua avec l'écume encore et encore.

Depuis ce jour, si on tend l'oreille en bord de mer, on peut entendre le rire des deux enfants qui jouent : la Princesse des nuages et le Prince de l'écume.


A demain

La Rêveuse

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05 janvier 2017

Les contes à rendre : 5 janvier

orangebleue

Bonjour,

 

Je participe à un atelier d'écriture depuis quelques mois et notre dernier atelier portait sur l'installation d'une oeuvre inédite sur Saint Michel sur Orge : "l'orangerie" : http://www.saintmichelsurorge.fr/agenda/1035-l-orangerie

Nous avions pour consigne d'écrire un texte si possible sous forme de prose ou de poésie. Mon conte d'aujourd'hui sera donc en prose.

 

"Une banlieue morose, triste et sans aucune couleur

Des gosses qui traînent, le nez au vent, sans avoir peur

Sans autre jeu que tirer les pauvres pigeons

Et bousiller, vandaliser les environs

 

Deux mecs qui rêvent, partir, s'éclater au soleil

Deux routes qui se croisent, destins qui s'appareillent

Le Sud n'est pas loin dans les yeux d'adolescents

grandis trop vite. Dans leurs mains, des rêves bien trop grands

 

Une intuition, un souffle de muse andalouse

Et la banlieue qui n'éveillait que le blues

se transforme en jardin d'hiver, projet d'un été

qui durerait toujours, dans une orangeraie

 

Ou plutôt une orangerie, fabrique à rêves

Où les deux mecs veulent que tout le monde se lève

et mette son coeur à nu pour accoucher sans heurt

d'une orange verte ou bleue, symbole du bonheur."

 

A demain

La Rêveuse

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04 janvier 2017

Les contes à rendre : 4 janvier

Etoile

Bonjour,

Prenez place autour de la cheminée, je commence mon 4ème conte...

L'étoile et la petite fille

Il était une fois une petite fille que sa maman emmenait dans le jardin chaque soir pour lui raconter les étoiles. Chacune d'entre elle avait son histoire et maman en inventait chaque soir de nouvelles. La petite fille grandit donc dans le jardin des étoiles. L'une d'elle particulièrement attirait son regard et il lui semblait la connaître, et la reconnaître, un peu plus que la multitude des points étoilés du ciel.

Ce rituel enchanté se poursuivit jusqu'à ce que l'enfant eut une dizaine d'années, alors la maman, préoccupée par d'autres choses, des choses d'adulte, délaissa les histoires enchantées du soir.

Là haut dans le ciel, la petite étoile était très triste de ne plus voir l'enfant et de ne plus avoir ce contact avec cette planète qui l'intriguait. Car, à force d'avoir ce rendez-vous quotidien, la petite étoile en était venue à découvrir notre planète et à l'aimer. La petite étoile commença donc à s'étioler, à devenir moins brillante, à se laisser mourir en quelque sorte de chagrin.

La lune, gardienne des étoiles, était fort préoccupée par cette enfant qui se laissait disparaître et disparaître sa belle lumière. Elle lui proposa donc, ce qui était exceptionnel, de lui permettre d'aller sur terre aux côtés de l'enfant. Pour cela, il faudrait que l'enfant sorte dans le jardin afin de pouvoir la recueillir dans un bocal pour illuminer toute chose autour d'elle.

L'étoile était tout excitée et elle chercha aussitôt un moyen d'attirer l'enfant dans le jardin chaque soir. En vain. Une étoile qui se trouvait à côté d'elle et qui était beaucoup plus âgée que la petite étoile lui donna ce conseil : "Si tu veux faire venir cette enfant dans son jardin, tu dois être la plus brillante des étoiles et percer sa fenêtre et ses rideaux, afin de piquer sa curiosité et qu'elle vienne voir dans le jardin, la source de cette lumière."

La petite étoile trouve l'idée excellente et elle se mit donc à briller, briller et à diriger sa lumière dans la chambre de l'enfant. Cette dernière, justement, n'arrivait pas à dormir, tant elle était préoccupée par sa maman qui n'allait pas bien.

Tout d'un coup, un rayon traversa sa chambre et tomba sur la photo de ses parents sur sa table de chevet. L'enfant se dirigea vers sa fenêtre pour voir d'où venait la lumière et elle vit, haut dans le ciel, une étoile qui brillait très très fort. Elle sortit de sa chambre, prit sa maman par la main en lui disant de venir dans le jardin pour aller admirer une chose extraordinaire. La maman, préoccupée par des soucis d'argent n'avait pas le coeur à aller dans le jardin, mais son enfant lui semblait tant y tenir qu'elle l'accompagna pour lui faire plaisir.

Là, qu'elle ne fût pas leur surprise de voir une étoile extrêmement brillante qui se rapprochait de leur jardin. Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait, elle semblait diminuer en taille et une voix parla dans la tête de l'enfant : "Va vite chercher un bocal en verre transparent". L'enfant dit à sa mère de rester dans le jardin et alla vite chercher un bocal. Lorsqu'elle revint dans le jardin, l'étoile était presque à portée de main.

Cette dernière se posa délicatement sur la pelouse et demanda à l'enfant de la mettre dans le bocal, ce que fit l'enfant. La mère et l'enfant étaient émerveillées par ce miracle.

L'étoile expliqua à l'enfant que toutes ces soirées où la mère et l'enfant regardaient le ciel, se racontaient des histoires, l'étoile avait été heureuse et que lorsque l'enfant et la mère avaient arrêté, elle avait été si malheureuse qu'elle avait voulu mourir et que la lune lui avait offert de venir sur terre aux côtés de l'enfant.

L'étoile resta avec l'enfant jusque ce que cette dernière trouve un garçon qui la rendit heureuse. Elle permit aussi à la mère de faire fructifier son jardin grâce à son intense lumière et à l'aide de la lune. La famille n'eut plus jamais de problème d'argent.

Lorsque l''enfant, devenue un jeune femme décida de vivre avec le garçon qu'elle aimait, l'étoile lui dit qu'il était temps pour elle de remonter dans le ciel, mais qu'elle continuerait à veiller sur l'enfant et sa famille de là-haut et que l'enfant la reconnaîtrait facilement, car elle serait l'étoile la plus brillante du ciel.

La jeune femme sortit donc dans le jardin, déposé doucement l'étoile sur l'herbe et recula de quelques pas. Un rayon de lune, vint cueillir l'étoile qui se mit à monter de plus en plus vite dans le ciel.

A compter de ce jour-là, la jeune femme sortit chaque soir pour saluer son étoile et, lorsqu'elle eut des enfants, elle fit la même chose que sa maman et raconta le ciel à ses enfants, en leur présentant son étoile, la plus brillante du ciel.

Et il en est de même pour chacun d'entre nous. Si nous sortons chaque soir et que nous regardons le ciel, nous finissons par trouver notre étoile, celle qui nous accompagnera tout au long de notre vie.

 

A demain

La Rêveuse

 

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03 janvier 2017

Des contes à rendre : 3 janvier 2017

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Bonjour,

3ème conte du mois de janvier.

Simplet

Il était assis sur un banc et regardait les gens dans le parc en souriant d'un air absent. Parfois, il faisait des gestes incompréhensibles dans l'air en murmurant l'air méchant.

Les gens qui passaient hâtaient le pas et certains s'étaient plaint à la mairie, car l'homme était là tous les jours.

Seuls les enfants et les animaux ne semblaient pas effarouchés ; au contraire, ils semblaient vouloir l'approcher et lui leur souriait et jouait avec eux. Du moins avec ceux que les parents ne lui retiraient pas des mains, craignant pour leurs petits.

Mais la mairie n'avait rien pu faire, car l'homme n'agressait personne, il restait là à marmonner, à faire des gestes étranges et à sourire à des choses que lui seul voyait.

Seule, une vieille femme avait pris l'habitude de s'asseoir non loin de l'Homme et le regardait attentivement et voici ce qu'elle voyait : à chaque fois qu'une personne passait, il était empêtré dans une sorte de toile d'araignée faite de fils collants et noirs. A chaque fois, l'Homme manipulait ces fils et semblait les nettoyer ; il se parlait à voix basse, comme pour s'encourager et arrangait les fils épars en un filet scintillant duquel partait des filaments d'énergie colorés vers les autres personnes alentour.

La vieille femme voyait l'Homme faire depuis des semaines et voyait la réaction des personnes dans le parc. Il lui sembla qu'à un moment, l'Homme serait en danger, même s'il ne faisait pas grand cas de sa vie.

Elle alla donc le voir et lui proposa de venir avec elle au creux de la forêt où elle avait une cabane, elle lui dit que son travail était terminé ici et que la forêt avait besoin de lui. L'homme lui sourit, acquiesca et la suivit.

C'est ainsi que Gaïa prit soin du simplet de la ville. Mais à partir de ce jour, le parc devint sombre et délaissé. Les enfants l'abandonnèrent, les animaux se retirèrent dans la forêt où ils avaient suivi l'Homme qui les aimait plus que les gens de la ville et les gens de la ville en vinrent presque à regretter cette silhouette qu'ils craignaient mais avaient pris l'habitude de voir.

Souvent, nous jugeons par nos yeux plutôt que de chercher à savoir ce que sont réellement les choses ; parfois, nous nous comptons de ce qui est bon pour nous parce que l'apparence de ce qui nous arrive nous dérange.

 

A demain

La Rêveuse

 

 

 

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02 janvier 2017

Des contes à rendre : 2 janvier 2017

Izzy

Bonjour,

 

Deuxième conte de janvier.

 

Fleur et le chat

 

Fleur était une jolie petite fée arrivée en temps et en heure près de ses parents et elle faisait le bonheur de toute la famille. Comme elle n'avait que deux mois, Fleur fixait son regard hésitant sur tous et tout ce qui l'entourait.

Pour le moment, ce qui lui faisait froncer ses petits yeux gris était le chat de ses grands-parents qui tournait autour de son couffin.

"ronronron" faisait le chat pour tout le monde dans la pièce - "Bonjour, petite fleur" disait-il au bébé

Fleur ouvrit grand ses yeux "ah" fit-elle et tout le monde s'extasia, alors que bébé articulait avec peine une première vocalise : "Bonjour" répondit Fleur en écarquillant ses grands yeux.

"Je suis le chat" fit le chat en parlant dans la tête de Fleur "et je te trouve étrange petit être". "Mais je trouve ton habit très joli".

Fleur regarda le chat "toi aussi tu as un très bel habit et il a l'air si doux..."

"Ecoute", dit le chat, "nous pourrions échanger nos habits ?". Fleur ne comprit pas ce que le chat voulait dire, elle était toute petite et tout lui semblait passionnant mais difficile à appréhender.

"Voici ce que je te propose... "

Personne ne prenait garde au chat et à l'enfant. De temps en temps, un adulte surveillait que le chat n'aille pas dans le couffin.

Bébé s'endormit, le chat avait disparu et les parents emmenèrent précautionneusement le couffin dans la chambre, sans oublier de brancher le baby phone. Puis tout le monde repartit dans la salle à manger pour commenter les premières heures de Fleur dans ce monde et les premiers pas des jeunes parents, en se remémorant ses propres premiers pas avec les enfants du passé.

Dans la chambre sans un bruit, le chat avait bien insisté là-dessus, ce denier et Fleur échangèrent leurs habits. Fleur avait maintenant un manteau noir et blanc tout doux et le chat avait enfilé la grenouillère turquoise avec "I love Papa" dessus.

Les deux compères échangèrent un regard amusé, puis Il se rejoignirent au pays des rêves afin de montrer à tous leurs amis comme ils étaient beaux dans les habits de l'autre. Et là, ils purent faire tout le bruit qu'ils voulaient et faire la fête.


Maman alla voir dans la chambre de bébé, car le baby phone était muet et elle craignait qu'il n'ait plus de piles. Fleur dormait paisiblement, un sourire sur son petit visage serein. Le chat était couché à ses pieds et il sembla à maman qu'il sourait aussi. Elle repartit avec les autres adultes.

Dans la salle-à-manger, les grands continuaient à parler et à manger la galette autour des verres de cidre, sans se douter que Fleur et le Chat s'amusaient si bien dans les habits l'un de l'autre...

 

A demain

La Rêveuse

 

 

 

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01 janvier 2017

Des contes à rendre : 1er janvier 2017

FleursBonjour,

 

J'ai décidé de commencer l'année en écrivant un conte par jour, suite à un billet laissé par une amie sur son mur dans lequel elle évoquait les "contes à rendre" à la fin de l'année 2016. J'ai trouvé l'expression très jolie et inspiratrice. Voici donc mon 1er conte.

Les Asters

Fernande était au milieu de ses amis, mais une vague d'angoisse la submergeait, sans raison et cette angoisse lui taraudait le ventre. Elle décida de ne pas laisser les émotions gâcher ce moment, car elle sentait qu'elle se coupait de ce moment et de ses amis. Elle décida donc de partir se promener pour calmer son tumulte intérieur.

Tout était joyeux dans la pièce et un brouhaha enfantin emplissait la salle, alors que les participants à ce week-end étaient, soit penchés sur leur ouvrage, soit en train de discuter avec le voisin. Certains s'activaient en cuisine. Personne ne se rendit compte que Fernande disparaissait.

Arrivée dehors, Fernande se retrouva quasiment instantanément dans le silence et une sorte d'attente de la nature autour d'elle. Elle commença à marcher, sans trop savoir où elle allait. Sa tête n'arrêtait pas de parler, dans une sorte de diarrhée verbale, comme pour la couper de ses émotions. Or, Fernande était sur le point de pleurer.

A fur et à mesure qu'elle avançait dans le village cependant, ses émotions se calmaient et elle revenait à un calme intérieur relatif. Elle commença à regarder autour d'elle. C'était le début de la soirée et déjà la lumière déclinait. Les maisons fumaient doucement et certaines voitures arrivaient, laissant leur passager descendre, impatient de rentrer chez eux au chaud et dans le cocon douillet de leur intérieur. Elle passa devant une maison superbement décorée de plantes de toutes les couleurs et elle s'arrêta pour les contempler, l'ensemble était à son déclin mais laissait une note joyeuse dans le paysage qui faisait comme une tâche de couleurs qui s'étalaient alentour. Une voiture s'arrêta et un homme en descendit, se dirigeant vers la maison. Eblouie par cette bel espace, Fernande l'aborda pour le féliciter sur ce magnifique arrangement. L'homme sourit, visiblement heureux que quelqu'un s'arrête pour apprécier son ouvrage. Ils échangèrent quelques mots, puis l'Homme rentra chez lui et Fernande continua sa route. Elle se sentait plus apaisée qu'à son départ de la maison. Elle tourna afin de continuer sa promenade, Au détour de la route, elle tomba en arrêt devant un jardin un laissé à l'abandon, mais dans lequel se trouvait un magnifique buisson d'asters de deux couleurs différentes. Le portail était ouvert, elle rentra dans le jardin afin de prendre les asters en photo. Une fenêtre s'ouvrit et une tête apparut : "Vous les trouvez belles ces fleurs ?"

Sursautant, comme une petite fille prise la main dans le pot de configure, Fernande répondit "Je trouve votre jardin très agréable, mais ces fleurs sont extraordinaires, tellement belles"

La femme sourit et dit : "attendez-moi", puis ouvrant sa porte : " je vais vous faire un bouquet"

Fernande rentra à la suite de la femme dans la maison et de fil en aiguille, elles commencèrent à parler comme de vieilles amies. La femme venait de perdre son mari soudainèment et elle se sentait seule et malheureuse. Rencontrer quelqu'un et parler de son jardin lui faisait un plaisir immense. Offrir ces fleurs aussi. Il lui semblait que cette rencontre était comme un signe de son mari et un cadeau de la vie. Fernande, ressentait de la magie dans cet échange imprévu et magique. Elles échangèrent encore quelque temps, puis s'embrassèrent comme de vieilles connaissances et chacune reprit sa route.

Fernande rentra chez elle, avec sa brassée de fleurs et en rentrant dans la pièce où chacun s'activait car le moment du dîner arrivait, elle souriait. Elle mit les fleurs dans un vase improvisé. Elle avait retrouvé le lien avec les autres. La vie s'était chargée d'une manière douce de la ramener dans l'émotion vraie, celle du partage et du plaisir d'être avec les autres.

 

Et voilà pour le premier conte de cette année.

 

A demain ?

La Rêveuse

 

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